Dimanche 24 Mars, 2019

Les maisons fissurées, un danger pour Haïti, selon l’UCLBP

Illustrations des Ruines-de-la-Cathédrale de Port-au-Prince

Illustrations des Ruines-de-la-Cathédrale de Port-au-Prince

Neuf ans après le séisme dévastateur de 2010, les haïtiens sont beaucoup plus conscients de la nécessité de construire suivant les normes, déclare le directeur général de l’Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP). Clément Bélizaire estime toutefois qu’il existe un danger imminent sur le pays à cause d’une quantité importante de maisons fissurées non réparées et pourtant habitées.

2010 à 2019, neuf ans après le séisme dévastateur du 12 janvier, Port-au-Prince et ses environs portent encore les séquelles du drame: ruines des bâtiments publics et privés, es tentes, maisons fissurées, entre autres. Au bas de la ville de Port-au-Prince, les fissures sur les murs et les façades des maisons sont très courantes et des marchandes s’installent sous ses masses de bétons pour étaler leurs produits.

Ce danger attire l’attention  du directeur général de l’Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics, Clément Bélizaire. Voulant attirer l’attention de la population haïtienne sur les normes de constructions, à la veille de la date commémorative du séisme de 2010, il invite la population à se rappeler des erreurs du passé pour mieux se préparer en cas de cataclysme. Selon lui, des leçons ont été tirées après le séisme, en un certain sens, les citoyens construisent mieux. Et « les haïtiens sont beaucoup plus conscients sur la nécessité de construire suivant les normes, 9 ans après le séisme dévastateur de 2010 », relate-t-il.

Cependant, l’ingénieur dit croire qu’il reste beaucoup à faire notamment du côté des maries en matière de contrôle et de supervisions des maisons. L’ingénieur attire l’attention sur le fait qu’une quantité importante de maisons fissurées habitées n’ont pas été réparées. Ce qui représente un grave danger en cas de secousse, insiste-t-il.

Quoique toutes les fissures ne sont pas dangereuses, il est scientifiquement prouvé qu’une façade, un sol ou un plafond, signifie que des tensions s’opèrent sur le bâtiment et qu'il est souvent préférable de s’en inquiéter rapidement, selon Clément Bélizaire. « Une fissure, selon sa cause d’apparition et son degré de gravité, risque d’avoir des conséquences plus ou moins désastreuses pour le logement et ses habitants », souligne le directeur de l’UCLBP.

Il invite les citoyens à suivre les manuels et codes de constructions de bâtiments du MTPTC disponible depuis après le 12 janvier, puisque selon lui, le danger est omniprésent.

Durant l'année 2018, le pays a connu de nombreuses secousses. Le 6 octobre, un séisme de 5.9 a fait de nombreux dégâts dans le Grand Nord du pays. Jusqu'à présent, des victimes réclament l'assistance de l'Etat.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :