Samedi 14 Décembre, 2019

Les funérailles des douaniers tués à Malpasse chantées, ce mercredi

Les funérailles des douaniers tués à Malpasse chantées, ce mercredi

Les funérailles des douaniers tués à Malpasse chantées, ce mercredi

Tués dans des conditions horribles, samedi 24 novembre dernier sur la frontière de Malpasse, les quatre agents douaniers ont été enterrés, ce mercredi matin. Les funérailles de Philipe Acccilaire, Yvon Sagesse, Rony Pierre et Louis Junior Evoy ont été chantées au parc du souvenir à Tabarre en présence des membres de leurs familles, collègues, amis et personnalités de l’administration publique dont le directeur général de l'Administration Générale des Douanes, Romel Bell.

La cérémonie funéraire a failli se transformer en un autre drame. Des fonctionnaires de la douane pleurant en sanglot ont craché leurs frustrations devant le comportement qualifié d’inactif des policiers affectés au commissariat de la zone frontalière devant les persistantes demandes d’assistance lancées par les victimes avant leur mort. « C’est inadmissible que des douaniers soient brulés vifs dans un commissariat alors qu’aucun policier n’a été blessé », lance avec amertume un agent douanier.

« Le pire c’est qu’à chaque fois qu’un citoyen est mort par balle ou incendié, c’est toute une famille qui est détruite », renchérit cet homme qui, visiblement, n’est prêt à revivre des situations aussi révulsantes.

Par ailleurs, les agents douaniers s’en prennent aux parlementaires qui croient les incidents survenus à Malpasse sont la manifestation  de la colère des petits commerçants face aux exactions des douaniers. Ils accusent particulièrement le député de Belladères Guershon Guerar qui, disent-ils, utilise ses pouvoirs pour faire passer des marchandises sur la frontière sans aucun contrôle de routine.

De son coté, le célébrant principal de la cérémonie funéraire, le Révérend Père Anthony Jean estime que la mort de ces 4 agents douaniers prouve à quel point le pays est en proie à la violence. Il demande au gouvernement de doter l’institution policière des moyens adéquats afin qu’elle puisse remplir efficacement sa mission. « Une police sans les moyens coercitifs nécessaires n’est pas capable de grand-chose. Il incombe à l’Etat de prendre en charge la sécurité du peuple haïtien en formant et en équipant les policiers », indique le père Jean.

Rappelons que les quatre douaniers ont trouvé la mort à la suite d’une altercation avec un contrebandier qui s’opposait à un contrôle routinier au point de passage frontalier de Malpasse.

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