Lundi 24 Septembre, 2018

Les francaises font de moins en moins d'enfants

La France vieillit et fait de moins en moins de bébés.
Photo d'illustration AFP

La France vieillit et fait de moins en moins de bébés. Photo d'illustration AFP

Avec plus de 67 millions d'habitants au 1er janvier, la population continue de progresser en France mais à un rythme moins soutenu, en raison notamment d'une nouvelle baisse de la fécondité et d'une augmentation des décès, les générations du baby-boom vieillissant.

Au début de l'année, l'Insee dénombrait 65 millions d'habitants en métropole et 2,2 millions dans les cinq départements d'outre-mer, selon son bilan démographique annuel présenté mardi.

Cette progression de 0,3%, moins dynamique que les années précédentes (+0,5% entre 2008 et 2013 et +0,4% entre 2014 et 2016), est majoritairement portée par le solde naturel, soit la différence entre le nombre de naissances et de décès.

Toutefois, à +164.000 personnes, ce nombre est "historiquement bas", a précisé Marie Reynaud, cheffe des études démographiques et sociales à l'Insee, lors d'une conférence de presse.

Le solde migratoire (différence entre les personnes entrées et sorties du territoire) est estimé à +69.000 personnes.

Le solde naturel tend à baisser légèrement depuis 2006. Mais en raison d'une hausse des décès et d'un recul des naissances, il a plus fortement diminué en 2017 pour atteindre "son plus faible niveau depuis l'après-guerre" (hors Mayotte).

En 2017, 767.000 bébés sont nés en France (-17.000, soit -2,1%), en baisse pour la troisième année consécutive (-15.000 en 2016 et -20.000 en 2015).

"D'un côté, on a une baisse du nombre de femmes en âge d'avoir des enfants, (issues) des générations nées après le baby-boom (1946-1973), et de l'autre, une baisse de la fécondité, avec 1,88 enfant par femme", a expliqué Marie Reynaud.

Après huit années de stabilité, autour de deux enfants par femme, l'indice conjoncturel de fécondité connaît en effet sa troisième baisse consécutive (1,92 en 2016, 1,95 en 2015).

Cette diminution s'explique principalement par une baisse de la fécondité des femmes de 25 à 34 ans, les plus fécondes, qui n'est plus compensée par la fécondité des femmes de plus de 35 ans, restée stable.