Vendredi 3 Juillet, 2020

Les fesses sont très importantes pour un écrivain, pense Laferrière

L'académicien Dany Laferrière à l'Alliance Française du Cap samedi 22 juin 2019./Photo: Alliance Française du Cap.

L'académicien Dany Laferrière à l'Alliance Française du Cap samedi 22 juin 2019./Photo: Alliance Française du Cap.

Dans une entrevue publiée par le magazine français Paris Match ce lundi, Dany Laferrière revient sur la condition sine qua non d’être un bon écrivain. Il suffit d’avoir de « bonnes fesses ». Une expression qui fait rire au départ, et ressemble à un propos salace.

Dany Laferrière détient le don de la formule percutante. Pas une seule interview sans qu’au moins une perle y est extraite. Il a récidivé dans la dernière en date publiée dans Paris Match. Une interview fleuve dans laquelle il aborde le duvaliérisme, son bref passage à l’université du Québec, la vie d’ouvrier qu’il a menée au Canada, et sa chère petite enfance à Petit-Goâve qu’il porte comme un trophée à chérir partout où il passe. Avant de prendre congé de nous.

Toute l’entrevue mérite qu’on y prête une attention soutenue. Toutefois, une phrase a le mérite de piquer la curiosité. « La première qualité d’un écrivain, je le dis toujours, c’est d’avoir de bonnes fesses », conseil donné à tous ceux qui caressent le désir de se mettre, un jour où l’autre, à l’écriture. De quelque type que ce soit.  

Il faut se garer de prendre au premier degré le sens du mot « fesses » dans l’énoncé. Il ne se réfère pas à la partie charnière de l’être humain, sinon qu’une invitation à investir plus de temps que possible à la bibliothèque, et à déchiffrer des livres à tout va. D’ailleurs, il l’affirmait bien dans l’entrevue : « Le premier pays d’un écrivain c’est la bibliothèque ».

Il enchaîne avec ses conseils princiers : « Il faut savoir rester dans la cage. Résister à la rumeur de la vie foisonnante qui nous ient (sic) par la fenêtre. Ne pas répondre au téléphone ».

Quand c’est Laferrière qui le dit, nous avons intérêt à lui faire confiance parce qu’après 60 ans, on n’est plus dans le tâtonnement, on a une idée plus ou moins claire de la faisabilité de notre succès ainsi que nos moments infructueux. De tel luxe qu’un jeune ne peut se permettre.

Lisez la suite de l’entrevue Ici.   

Websder Corneille

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