Jeudi 22 Août, 2019

Les Etats-Unis cèdent: Trump cloue au sol tous les Boeing 737 MAX

Des débris du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé le 10 mars à l'est d'Addis Abeba

Des débris du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé le 10 mars à l'est d'Addis Abeba

Donald Trump a fini par céder à la pression en annonçant que tous les Boeing 737 MAX allaient être cloués au sol, se ralliant au consensus international sur ce nouvel avion du constructeur américain après deux accidents tragiques en moins de cinq mois.

Le PDG de Boeing Dennis Muilenburg a immédiatement réagi, renouvelant sa "confiance totale en la sécurité du 737 MAX" tout en affirmant que la recommandation d'immobiliser temporairement cette flotte d'avions était à l'initiative du constructeur pour rassurer le grand public.

La décision du président américain a été prise dans le sillage de celle du Canada, qui, jusqu'à mercredi, était le seul pays à accompagner les Américains dans leur refus de suspendre des airs cet aéronef.

Les informations reçues et analysées mercredi matin "viennent de données satellitaires qui suggèrent une similarité dans le profil du vol de ces deux accidents", a expliqué le ministre des Transports Marc Garneau.

Bien que cela ne soit "pas concluant", c'est "une ressemblance suffisante pour que l'on franchisse le seuil de précaution", a estimé le ministre.

Le Canada a dévoilé ces informations alors que plusieurs pilotes américains ont eux-mêmes rapporté en octobre et novembre, sur une base de données anonyme de la NASA, avoir été confrontés à un dysfonctionnement du système MCAS.

- Imbroglio autour des boîtes noires -

Pour autant, l'agence américaine de l'aviation (FAA), qui doit officialiser la décision du président américain, estimait encore mardi soir qu'il n'y avait pas de raison de clouer au sol cet appareil, dernier né des moyen-courriers et au coeur de la stratégie de Boeing.

Retrouvées dès lundi, elles sont pour l'heure inexploitées faute de consensus sur le bureau d'enquête technique qui va avoir la délicate tâche de les décrypter.

La lecture de ces boîtes contenant les paramètres du vol, pour l'une, et les conversations et alarmes du cockpit, pour l'autre, ainsi que l'interprétation de ces données, demande une grande expertise.

En Ethiopie, des proches des victimes - kényanes, chinoises, américaines et canadiennes - de ce vol qui reliait Addis Abeba à Nairobi, ont été conduits mercredi sur le lieu de l'accident, un champ à 60 km à l'est de la capitale éthiopienne. L'appareil a été pulvérisé à l'impact, creusant un impressionnant cratère dans la terre.

Comme dans le cas de Lion Air, le Boeing d'Ethiopian Airlines a eu lieu peu de temps après le décollage et les appareils ont connu des montées et des descentes irrégulières juste après le décollage.

Les personnels navigants et les passagers aux Etats-Unis se sont eux aussi montrés inquiets, beaucoup refusant désormais d'embarquer sur cet appareil.

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