Dimanche 16 Juin, 2019

Les employés de la M. Isaïe Jeanty reprennent du travail dans la peur

La façade de la Maternité Isaïe Jeanty./Photo: Facebook

La façade de la Maternité Isaïe Jeanty./Photo: Facebook

Fermée au cours du mois de mai pour insécurité, la maternité Isaïe Jeanty a réouvert ses portes depuis jeudi dernier. Mais cette paix qui règne à Chancerelles est fragile et la guerre des gangs peut resurgir d’un moment à l’autre, a confié une source digne de confiance.

Toujours apeurés et sentant encore souffler sur eux de grands vents de panique, certains employés de la Maternité Isaïe Jeanty ont timidement repris, jeudi dernier, leur travail à Chancerelles.

Lire : Chancerelles : la maternité Isaïe Jeanty fermée pour cause d’insécurité

Ce centre hospitalier était la cible d’individus armés et des membres de gangs issus du quartier de La Saline, entre autres. La Maternité a dû être fermé jusqu’à nouvel ordre. Décision qui n’a pas plus aux habitants, aux médecins, aux infirmières et aux autres cadres de la MIJ.

Depuis une semaine, elle a recommencé à fonctionner.  Mais tout n’est pas encore rose, a confié un des membres du personnel médical, contacté ce jeudi par téléphone.

Hier mercredi, des coups de tirs ont même été entendus, a-t-il confié à la rédaction, confirmant pour nous que le ministère de la Santé publique a autorisé la réouverture de ce centre hospitalier, le seul du pays spécialisé dans les soins obstétrico-gynécologiques.

Dr Chantal Junior Datus, Directeur médical, a indiqué au quotidien Le Nouvelliste  que les responsables de l’État au niveau du ministère lui ont intimé l’ordre de « reprendre incessamment les activités ». Il affirme que résidents et médecins de service sont sur place pour offrir les soins que nécessitent les cas des patients mais évoquent un manque d’anesthésistes dans le personnel. La maternité devrait avoir 8 à 9 mais n’en a actuellement que quatre, toujours selon ses propos. Ce déficit d’anesthésistes pourrait, à l’avenir, provoquer une paralysie à la maternité, a-t-il prévenu.

Toutefois, les autorités étatiques et quelques unités spécialisées de la PNH sont appelées à traquer les bandits et à garantir la sécurité du bâtiment, ainsi que des employés.

Les risques de se faire attaquer en chemin par des malfrats sont encore là. D’autant que les gangs n’ont, semble-t-il, pas encore fini de laver leur linge, a-t-il conclu en fin d’entretien.

 

 

 

 

 

 

 

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