Lundi 18 Novembre, 2019

Les députés britanniques rejettent massivement l'accord de Brexit

La Première ministre britannique Theresa May quitte le 10,Downing Street le 15 janvier 2019 avant que les députés britanniques ne votent sur l'accord de divorce conclu avec l'Union européenne

La Première ministre britannique Theresa May quitte le 10,Downing Street le 15 janvier 2019 avant que les députés britanniques ne votent sur l'accord de divorce conclu avec l'Union européenne

Les députés britanniques ont sévèrement désavoué mardi la Première ministre conservatrice Theresa May en rejetant massivement son accord de sortie de l'UE lors d'un vote qui plonge un peu plus le Royaume-Uni dans l'incertitude à moins de trois mois du Brexit.

Sitôt le résultat connu, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a présenté une motion de censure contre le gouvernement, qualifiant ce résultat de "catastrophique".

Theresa May a désormais jusqu'à lundi pour présenter un "plan B" si elle survit à la motion de censure travailliste. Plusieurs options s'offrent à elle: s'engager à retourner négocier à Bruxelles ou demander un report de la date du Brexit, prévue le 29 mars. Le rejet du texte ouvre également la possibilité d'un divorce sans accord, particulièrement craint par les milieux économiques.

"Nous avons le devoir de respecter" le résultat du référendum sur l'UE du 23 juin 2016, avait-elle déclaré dans une chambre des Communes pleine à craquer, mettant en garde: "Un vote contre cet accord n'est qu'un vote pour l'incertitude, la division et la menace très réelle de ne pas conclure d'accord".

En première ligne dans ce dossier côté européen, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réagi au résultat du vote en estimant que "le risque d'un Brexit sans accord s'est accru".

- "Haine" contre l'accord -

La tension était palpable dans les milieux financiers, prêts à faire face à une forte volatilité des actifs britanniques. La livre britannique se reprenait toutefois face à l'euro et au dollar mardi, le rejet ayant été largement anticipé.

Avant le vote, la fébrilité a régné toute la journée autour du Parlement, où se sont rassemblés militants pro et anti-Brexit, drapeaux du Royaume-Uni ou de l'UE à la main.

Dans l'autre camp, Simon Fisher agitait un drapeau "Partir, c'est partir (de l'UE)". "La seule chose qui réussisse à unir le pays jusqu'ici, c'est cet accord et la haine qu'il suscite", a-t-il argué.

Ceux-ci se sont contentés de réaffirmer lundi que l'UE "ne souhaite pas" l'entrée en vigueur de la disposition la plus controversée de l'accord, celle du "filet de sécurité" ("backstop" en anglais).

- May "déterminée" -

Les conservateurs pro-Brexit y voient une forme d'ancrage indéfini dans l'UE et le petit parti unioniste nord-irlandais DUP une menace pour l'intégrité du Royaume-Uni.

Avant la défaite, un porte-parole de Theresa May avait affirmé que "la Première ministre est déterminée à mettre en oeuvre le vote des Britanniques en faveur d'un départ de l'UE", excluant l'idée d'une démission.

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