Mardi 19 Mars, 2019

Le quartier de Bel-Air, à Port-au-Prince, incendié le 30 novembre 1894

Cette photo sert d'illustration à l'article. Elle a été prise lors d'un incendie déclaré à un marché dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince./Photo: Archives

Cette photo sert d'illustration à l'article. Elle a été prise lors d'un incendie déclaré à un marché dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince./Photo: Archives

Port-au-Prince, capitale d’Haïti, est la ville la plus touchée par des incendies et porte même l'appellation de « ville de feu ». « Les effroyables incendies qui, au fil des ans, ont désolé la ville de Port-au-Prince, écrit Georges dans « Le livre du feu » où l’historien livre, avec le pompier Gaël Painson, la chronique des grands incendies en Haïti.  Ces incendies valurent à la ville l'appellation de « ville de feu » que lui infligea non sans raison l'écrivain français Edgar La Selve, professeur au Lycée Alexandre Pétion dans les années 1870 ».

De tous les incendies qui ont ravagé la capitale, figure celui déclaré à Bel-Air le 30 novembre 1894. Le feu éclata dans une maison située entre les rues du Calvaire et l’Abreuvoir habitée par une certaine Méline Augustin et ne tarda pas à se propager dans tout le quartier, la proximité des maisons et le matériel hautement flammable aidant. Ce fut alors le début du déclin du Bel-Air.

Georges Corvington analyse, dans son ouvrage co-signé avec le proprio de la Fondation Secours Gaël Painson, les récurrentes causes  de ces incendies attribuées à  l'insuffisance d'approvisionnement en eau de presque toutes les villes haïtiennes, à l'emploi abusif du bois pour la construction des habitations, à l'inefficience des corps de sapeurs-pompiers et à la néfaste consigne du   Koupe tèt boule kay, héritée de nos pères et qui resurgit à chaque apparition de troubles révolutionnaires.

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