Mardi 11 Août, 2020

Le premier ministre haïtien victime d’un réseau d’escrocs sur internet

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L’aveu provident du « DirCom » de la Primature haïtienne. Sur le compte officiel de l’institution, l’on apprend que des « individus mal intentionnés ont piraté le compte Facebook officiel du Premier ministre Jack Guy Lafontant. Les premiers éléments, continue la note, font état de la stratégie d'un réseau d'escrocs qui tentent d’abuser de la confiance des citoyens en cherchant à leur soutirer de l’argent. »

Aussi, la Direction de Communication de la Primature annonce que des « dispositions ont déjà été prises pour remédier à cette situation de piratage et que des mesures juridiques sévères ne manqueront pas d’atteindre, d’ici peu, ce réseau de mafieux. » Néanmoins, Jack Guy Lafontant appelle la population à « continuer à dialoguer avec lui via le même format de communication sur Facebook, et les réponses se feront en temps réel ».

Il ne s’agit pas d’une grande première dans l’administration haïtienne. 11 septembre dernier, le Ministère de l’Environnement publiait une note admettant le piratage de ses comptes sur les réseaux sociaux. Les informations récemment publiées sur les comptes du Ministère de l’Environnement sont « préjudiciables à l’image du MdE et au pays en général », écrivait le ministre de l’environnement Pierre Simon Georges qui s’est excusé « « auprès de la Communauté nationale et internationale pour les méfaits que cet incident a pu provoquer ».

Plus récemment, c’est le Ministère de l'Économie et des Finances (MEF)  qui disait constater qu'un faux compte Facebook au nom de Jude Alix Salomon ainsi qu’un autre au nom de Jude Alix Patrick Salomon, Ministre de l'Économie et des Finances ont été créés par des individus non-identifiés. Dans ces comptes, les faussaires diffusent de fausses informations et font des allusions qui n'ont rien à voir avec le Ministre.

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Aussi, le Ministère indiquait que « le Ministre Jude Alix Patrick Salomon ne possède aucun compte sur Facebook et décline toute responsabilité quant aux informations ou actions émanant de ces comptes. »

Menaçant, le MEF a rappelé aux auteurs de ces faux comptes que « leur acte constitue une usurpation d'identité, donc un crime de droit public puni à la fois par les lois de la République d'Haïti et par les conventions internationales sur les droits à l'identification. En conséquence, l'action publique a été mise en mouvement afin de poursuivre ces personnes et les traduire par-devant qui de droit ».

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