Jeudi 23 Novembre, 2017

Le Parlement franchit une étape pour choisir ses représentants au CEP

Youri Latortue, président du Sénat , et deux députés.

Youri Latortue, président du Sénat , et deux députés.

Le projet de la formation d’un Conseil Electoral Permanent (CEP) se poursuit. C’est le parlement qui a donné le ton, en lançant une annonce pour recruter 3 des 9 membres de ce CEP, « conformément à l'article 192-3 de la constitution en vigueur ».

La campagne de candidature est bouclée le 6 septembre dernier. En tout, 4 postulants ont déposé leurs dossiers. Pour les analyser, le parlement a décidé de créer une commission bicamérale, composée de 15 membres dont 6 sénateurs et 9 députés.

Les  sénateurs membres de la commission: Kedler Augustin; Nawoon Marcellus; Dieudonne Luma Etienne; Joseph Lambert; Jean Rigaud Belizaire du bloc majoritaire (Proche du pouvoir en place) et une place est réservée au groupe de l’opposition. 

Les députés membres de cette commission sont : Sinal Bertrand; Louis Marie Bonhomme; Beaudelaire Noelssaint; Winchel Olivier; Jean Wiler Jean; Jean Wilson Hyppolite; Joseph Benoit Laguerre; Alfredo Antoine; Perrilus Rhoms. 

Cette démarche, précise Radio Nationale, fait suite à la demande de plusieurs députés et sénateurs qui se sont prononcés contre le choix de ces candidats, lors de la séance en assemblée nationale du lundi 11 septembre 2017.

Selon le président du Sénat, Youri Latortue,  la commission bicamérale dispose d’un délai de 8 jours francs pour produire son rapport.

Entre-temps, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), a décidé de prolonger de 48 heures, du mardi 12 au mercredi 13 septembre, le délai pour les intéressés de déposer leurs dossiers de candidature afin de concourir à l'opportunité de représenter le pouvoir judiciaire au CEP.

De son côté, le pouvoir exécutif  traine encore les pas à rejoindre le processus. Il n’a toujours pas révélé les noms de ceux qui le représenteront au sein de l’institution électorale permanente.

Même si la question ne suscite pas encore de débat dans l’opinion publique, le Conseil Electoral Permanent que les trois pouvoirs sont sur le point de mettre en œuvre se heurte à l’opposition de certains partis politiques notamment la Fusion des Sociaux-démocrates qui enjoint les trois pouvoirs de l’état de suspendre le processus de désignation de leurs représentants.