Dimanche 18 Novembre, 2018

Le recteur de l'UEH va empocher 150,000 Gourdes, son second 140,000

Dans une circulaire en date du 28 janvier portant la signature de Fritz Deshommes, le rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti détaille au centime près la rémunération prochaine du recteur et vice-recteurs, des doyens et vice-doyens, président et vice-présidents de campus.

Dans le second paragraphe de la note, l'on apprend la motivation des responsables qui, pour acter la mesure, considèrent « les incohérences et insuffisances constatées dans les niveaux actuels de la rémunération des hauts dirigeants de l’Ueh, lesquels ne prennent pas toujours en compte des degrés et ordres de responsabilité, les rangs et les relations hiérarchiques ainsi que les mutations dans la carrière ».

Applicable dès le 1er octobre 2017, le salaire mensuel des dirigeants de l’ueh est fixé comme suit :

Recteur : 150,000 Gourdes

Vice-recteurs : 140,000 G

Secrétaire général de l’UEH : 130,000 G

Président de campus ; 135,000 G

Vice-présidents de campus : 132,000 G

Doyen et coordonnateur de conseil de direction : 130,000 G

Vice-doyens : 125,000 G

Cette résolution ne fait pas unanimité dans l’administration universitaire. Un haut responsable pense que ce sont des « frais de plus » ajoutés à la charge de l’Etat. Sans tenir compte des frais alloués à leurs fonctions, les dirigeants de l'UEH coûtent à la fonction publique la rondelette somme de 4,909,000 Gourdes par mois. 

« Les frais d’appels téléphonique, de carburant, de per diem, cela varie d’un décanat à un autre », commente-t-il, avant d’ajouter que certains responsables tirent la mamelle du budget de fonctionnement des facultés à des fins de séminaires, colloques, conférences internationales, entre autre.

Suivant le principe de la nomenclature du Ministère de l’économie et des finances (MEF), le recteur jouit les mêmes privilèges d’un ministre, et un doyen d’un directeur général d’un ministère, informe la source.

Dans une conférence de presse à l’hôtel Royal Oasis, Octobre 2017, le vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’État d'Haïti, le professeur Hérold Toussaint avait exprimé son ras-le-bol en dénonçant « l’absence de synchronisation des actions du recteur et des vice-recteurs dans la prise de décision académique ».