Lundi 27 Janvier, 2020

Le Palais national condamne l'incident survenu devant la RTVC

Jude Charles Faustin, un des conseillers de la présidence qui a qualifié les militants anti-PHTK de gens "affamés" sur les ondes de radio Caraibes, samedi 5 octobre, lors de sa participation à l'émission "Ranmase".

Jude Charles Faustin, un des conseillers de la présidence qui a qualifié les militants anti-PHTK de gens "affamés" sur les ondes de radio Caraibes, samedi 5 octobre, lors de sa participation à l'émission "Ranmase".

Le Palais national condamne l'incident survenu le 5 octobre dernier devant les locaux de la RTVC, où deux conseillers du président ont failli se faire agresser pour des propos peu élogieux vis-à-vis de certains manifestants.

Massés devant les locaux de la radiotélévision Caraïbes samedi dernier, des militants en colère contre deux conseillers de Jovenel Moïse pour avoir tenu lors d'une émission des propos désobligeants sur la mobilisation anti-PHTK, s’apprêtaient à attaquer physiquement ces deux hommes. Mais les concernés ont été secourus à temps par l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN).

Avec un panel constitué de huit (8) personnalités membres et proches de l’opposition, la crise politique qui handicape les activités depuis maintenant quatre semaines était au cœur d’un débat à l’antenne de la Télévision Caraïbes samedi 5 octobre. Jude Charles Faustin et Willio Patrick Chrispin ont été les deux représentants du pouvoir en place.

 

Dans une réplique, Jude Charles Faustin, évoquait des gens affamés pour faire référence à certains manifestants. Ces propos ont attisé la colère d’un groupe de citoyens qui se sont réunis devant les locaux de la station en vue d'attendre de pied ferme les conseillers. Une situation de tension s'était développée à la rue Chavannes et l’Unité de Sécurité Générale du Palais National a dû intervenir pour secourir les conseillers du chef de l'Etat.

L’incident condamné par le Palais national

Lundi 7 octobre, soit deux jours après, le Secrétariat général de la Présidence dans une note, a condamné cet incident. Sans revenir sur les propos tenus par les conseillers et qui ont soulevé la grogne des militants, le Palais national s’est contenté de rappeler que « des luttes ont été menées, il n’y a pas si longtemps, pour garantir la liberté d’expression pour tous les citoyens, ce dans le respect des droits fondamentaux de la personne humaine ».

La présidence, affirmant avoir pris acte du « niveau d’intolérance » qui règne dans les débats politiques, a signalé que cette attitude "visant à prôner le culte de la pensée unique et à altérer la saveur du débat public dans notre jeune démocratie sont à proscrire".

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