Lundi 18 Novembre, 2019

Insécurité: la proposition de grève de Clarens Renois n’est pas suivie

Clarens Renois, leader du parti politique UNIR.

Clarens Renois, leader du parti politique UNIR.

Consterné par la montée de l’insécurité et du banditisme dans la zone métropolitaine, notamment, Clarens Renois avait proposé que ce 29 avril soit une journée de grève générale en signe de protestation contre les fusillades et les attaques perpétrées par des présumés bandits armés sur la population. Une proposée qui n'a pas été suivie, du moins pour aujourd'hui.

Suite à la scène de fusillade commise par le gang de T-Je à Carrefour-Feuilles, l’ancien candidat à la présidence avait proposé que ce lundi soit une journée de grève générale contre l’insécurité. Trop de sang ont coulé, trop de victimes, avait-il déclaré à la presse, invitant tous les secteurs et acteurs de la vie nationale à observer un arrêt de travail ce 29 avril pour dire non aux tueries qui ont déjà fait plus qu’une vingtaine de morts, selon les chiffres officiels communiqués par les autorités.

Au moins 20 corps retrouvés sur les ordures à La Saline (cliquez ici), en plus des autres victimes tombées sous les balles assassines d’individus lourdement armés à l’impasse Eddy, la semaine dernière.

La proposition de de grève n’a pas respectée, a constaté Loop Haïti qui a sillonné plusieurs rues de la capitale ce matin. Contacté cet après-midi par la rédaction, l’ancien candidat aux présidentielles a indiqué qu'il s'agissait d'une proposition de grève non contraignante et non-violente. « Nous voulons, nous à UNIR, nous démarquer d’anciennes pratiques qui veulent pour qu’une grève réussisse, il faut bloquer les rues, casser les vitres des véhicules ou brûler des pneus ».

Il dit avoir lui aussi constaté que la population a vaqué librement à ses activités, comme à l’accoutumée. « Mais nous sommes sûrs d’avoir touché la conscience des gens. Nous les avons invités à observer un arrêt d’activités pour forcer l’État à prendre ses responsabilités, à assurer la sécurité de la population », de plus en plus inquiète de la recrudescence du banditisme dans le pays.

L’ancien représentant d’Agence France Presse (AFP) et patron du média local en ligne Haiti Press Network a aussi déploré une « complicité malsaine et malhonnête de personnes au pouvoir qui utilisent leur poste électif et leurs privilèges pour entretenir un climat de peur et de terreur dans le pays ».

 

 

 

 

 

 

 

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