Samedi 20 Octobre, 2018

Le gouvernement haïtien "déplore" l’indépendance de la Catalogne

Le président de la République, le premier ministre et les membres du gouvernement.

Le président de la République, le premier ministre et les membres du gouvernement.

La crise la Catalogne a connu peut-être son apogée lorsque, vendredi 27 octobre dernier, le parlement catalan a voté une résolution déclarant l’indépendance de cette région du Nord-est de l’Espagne qui prend désormais la « forme d’une République » à part entière.

Mais la Catalogne est déjà exposée à un isolement sur le plan internationale puisque les dirigeants de plusieurs autres pays désapprouvent cette décision et se positionnent en faveur de l’unité de l’Espagne.

Parmi les réactions enregistrées on retient celle de la France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian qui « ne reconnaît pas la déclaration d’indépendance que le parlement catalan vient d’adopter ».

« Le gouvernement allemand voit l’aggravation de la situation en Catalogne avec inquiétude » et « ne reconnaît pas une telle déclaration d’indépendance », a, pour sa part, affirmé sur Twitter Steffen Seibert, porte-parole de la chancellerie.

Même son de cloche aux Etats-Unis : « La Catalogne fait partie intégrante de l’Espagne, et les Etats-Unis soutiennent les mesures constitutionnelles du gouvernement espagnol visant à maintenir l’Espagne forte et unie », a précisé la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert.

Le gouvernement haïtien ne manque l’occasion de faire entendre sa voix pour une rare fois sur la scène internationale en s’alignant dans le camp des anti-indépendantistes. « Le Ministère des Affaires étrangères de la République d’Haïti déplore le vote de la déclaration d’indépendance unilatérale de la Catalogne par le parlement de cette région » lit-on dans un communiqué dudit ministère daté du 29 octobre 2017.

« Fidèle au respect du principe de non intervention dans les affaires internes des autres Etats, la République d’Haïti reste toutefois convaincu que l’Espagne a besoin d’unité et de solidarité en vue de concentrer ses efforts sur le bien-être de sa population et conforter sa place au sein de l’Europe », ajoute le communiqué.

Alors qu'il est sans grand pouvoir dans le concert des nations,  le gouvernement haïtien déclare qu’il  « ne reconnaitra aucun nouvel Etat créé en violation des principes du droit international. »

Auparavant, le président de la République d’Haïti s’est prononcé à deux reprises sur la crise que connait l’Espagne. « Nous sommes préoccupés par la crise que connait actuellement l’Espagne. Nous espérons (sic) que celle-ci pourra être surmontée par le dialogue » a lancé Jovenel Moïse le 24 octobre sur twitter. Et de récidiver deux jours après : « Nous appuyons une Espagne forte, stable et solidaire ». Message auquel l’ambassade d’Espagne en Haïti a immédiatement répondu : « Merci président Jovenel Moise pour votre appui ».