Mercredi 23 Octobre, 2019

Le GARR plaide pour une migration digne des Haïtiens

Sur cette photo, des Haïtiens se préparant à rentrer dans leur pays dans le cadre du plan de retour volontaire mis en place par le gouvernement chilien

Sur cette photo, des Haïtiens se préparant à rentrer dans leur pays dans le cadre du plan de retour volontaire mis en place par le gouvernement chilien

A l’occasion de la journée internationale des migrants le 18 décembre 2018, le Groupe d'Appui aux Rapatriée et Réfugiés (GARR) tire la sonnette d'alarme sur les conditions de vie des migrants haïtiens à travers le monde en particulier en République Dominicaine. Pour faire respecter leurs droits, le GARR fait plusieurs recommandations à l’Etat haïtien.

Cette année l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) célèbre la journée internationale de la migration sous le thème : «Migration avec dignité ». António Guterres, le Secrétaire général de l'ONU rappelle aux différents pays que  « Les migrations favorisent la croissance économique, le dynamisme des sociétés et la tolérance. Elles offrent une chance à des millions de personnes en quête d’une vie meilleure, et profitent aussi bien aux communautés d’origine et qu’à celles de destination. »

Un message qui ne diffère pas de celui que dissipe le GARR tant par ses actions et ses prédications pour protéger l’intégrité des Haïtiens vivant à l’Etranger, puisque migrer vers un pays étranger est aujourd’hui un rêve auquel aspire un nombre incalculable d’Haïtiens pour de multiples raisons: chômage, misère, persécution politique etc.

Nombreux et délaissés par l’Etat, leurs droits entant qu’étrangers sont souvent violés dans les pays d’accueil. Et l’Etat haïtien avec sa faible diplomatie ne donne pas toujours des réponses proportionnées. Pour changer la donne, les responsables du GARR exhortent le gouvernement à appliquer les axes du « pacte mondial sur les migrations sûres et ordonnées », un document avec 23 objectifs signé par Haïti le 10 décembre dernier.

Parmi ces objectifs, le GARR dit vouloir attirer l’attention de l’Etat sur « le 2ème qui demande aux Etats de lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine ».

 

En analysant cet objectif, de véritables préoccupations se présentent. Car l’administration Moise/Céant tarde à poser jusqu’à date de vraies actions visant à améliorer les conditions de vie des gens des communautés pauvres, surtout ceux et celles qui sont de potentiels migrants, selon les responsables du GARR.

Geralda Saint-Ville, la responsable de communication de l'organisation, déplore que des migrants soient l'objet d'actes discriminatoires et de violations graves notamment en République Dominicaine qui elle-même a refusé de signer le Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière des Nations Unies. D’après elle, les promesses du Président Jovenel Moise de fournir à tous les migrantes et migrants haïtiens, surtout ceux et celles qui vivent en République Dominicaine, des documents d’identité sont bien une preuve flagrante de l’indifférence étatique.

En ce sens, la responsable de communication recommande à l’Etat de mettre beaucoup plus d’accents sur les objectifs 4 et 10 qui traitent des documents d’identité et de la traite de personnes dans le cadre des migrations internationales. Ces deux questions constituent d’après le Groupe d’appuie, les deux phénomènes sous-jacents à la migration haïtienne irrégulière qui entrainent des lots de conséquences que les autorités haïtiennes concernées doivent réparer en toute urgence.

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