Jeudi 20 Juin, 2019

Le fils de l’ex-dictateur Duvalier renforce sa présence en Haïti

François Nicolas Duvalier, fils de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, a participé ce mercredi à l'atelier de réflexion sur la loi portant sur la formation, le fonctionnement et le financement des partis politiques, à l'hôtel Karibe. / Photo : François Nicolas Duvalier (Facebook)

François Nicolas Duvalier, fils de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, a participé ce mercredi à l'atelier de réflexion sur la loi portant sur la formation, le fonctionnement et le financement des partis politiques, à l'hôtel Karibe. / Photo : François Nicolas Duvalier (Facebook)

Le plus difficile lorsqu’on est progéniture d’un satrape, c’est de prouver à la doxa que vous avez de bien meilleures intentions que votre père. En Haïti, François Nicolas Duvalier commence à imposer de plus en plus sa présence, intensifie ses prises de parole dans le débat public, écrit des lettres pour réhabiliter la mémoire de son grand-père François Duvalier.

Que d’initiatives du fils de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, décédé le 4 octobre 2014 des suites d’une crise cardiaque à l'âge de 63 ans sans avoir été régulièrement jugé par la justice !  

Chaque sortie du dernier des Duvalier –le plus en vue- est scrutée à la loupe. Si la majorité de la population ignore le bien-fondé de chaque déplacement de ce dernier, d’autres pas du tout. D’ailleurs, ce mercredi 4 avril, le fils du despote a été une fois de plus remarqué aux côtés d’un ensemble de leaders d’autres partis politiques. C’était dans le cadre d’un atelier de réflexion autour de la loi portant fonctionnement et financement des partis politiques, tenu à l’hôtel Karibe.

Nicolas Duvalier représentait le parti politique « Patrayil » dont il est membre depuis on ne sait plus combien de temps. « Nicolas Duvalier, en tant que citoyen haïtien, doit jouir de ses droits civiles et politiques », explique Louis Gonzague Edner Day, ancien délégué départemental de l’Ouest et responsable de la famille politique. 

« Nicolas m’avait approché parce qu’il aime la dynamique du parti politique Patrayil », précise Day, avant de justifier qu’il est un duvalieriste de pur sucre au micro du journaliste de radio Vision 2000, Diego Charles.

Mars dernier, dans le cadre de la campagne de financement des partis politiques orchestrée par l'Etat haïtien, Patrayil avait refusé le chèque de 100,000 gourdes, soit le montant alloué au parti, jugeant qu’il était trop faible.

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