Dimanche 26 May, 2019

24 appels: le CONATEL n’a pas fourni de relevés téléphoniques au Sénat

Le directeur du CONATEL Jean David Rodney

Le directeur du CONATEL Jean David Rodney

Le Directeur général du Conseil National des Télécommunications (CONATEL), Jean David Rodney, a démenti les informations faisant croire que son institution aurait fourni des relevés téléphoniques au Sénat faisant état de dialogues entre le sénateur Garcia Delva et le puissant chef de gang Arnel Joseph. 

24 heures après l’annonce du sénateur Jean Renel Sénatus, le CONATEL réagi et précise qu'aucun relevé téléphonique montrant des conversations entre Garcia Delva et le chef de gang de Village de Dieu, Arnel Jospeh, n'a été acheminé à la commission justice et sécurité du grand corps, dirigée par le sénateur Jean Renel Sénatus.

En effet, le Jean Renel Sénatus, président de ladite commission avait déclaré le mardi 23 avril dernier, que son collègue de l'Artibonite serait de connivence avec Arnel Joseph et que durant le courant du mois de février 2019, plus précisément pendant la période baptisée "Pays lock", Delva aurait eu au moins 24 conversations téléphoniques avec le très recherché Arnel.

En réaction, le Directeur général du CONATEL, Jean David Rodney, affirme n’avoir fourni aucun document y relatif au Sénat haïtien. Selon lui, les relevés mentionnés par l'élu de l'Ouest, ne proviennent pas de l’administration du Conseil National de Télécommunications.

M. Rodney rappelle que l’institution qu’il dirige n’a aucun rapport direct avec le Sénat de la République et croire que le sénateur voulait s’appuyer sur le CONATEL afin de renforcer la crédibilité de ses dires. M. Rodney a également appuyé sa position lors d'un forum organisé à Port-au-Prince le mercredi 24 avril par l’institution en prélude à la journée internationale des jeunes filles dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC).

Quant au sénateur Garcia Delva, visé par cette enquête de son homologue Sénatus, hier, après s'être présenté "par élégance" par devant la commission, il a confié au journaliste que la démarche du sénateur de l'Ouest a été en dehors du règlement intérieur du Sénat et qu'elle ne concerne que son auteur, Jean Renel Sénatus.

Répondant aux questions des appels téléphonique, Delva a aussi souligné qu'il avait le droit de parler à tout-le-monde, mais qu'il serait prêt à aller en prison s'il est prouvé que dans ses conversations avec l'homme de Village de Dieu, il aurait donné son accord et participé dans une démarche de troubler l'ordre public. Vidéo.

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