Samedi 26 May, 2018

Les haïtiens se rendant au Chili auront besoin d'un visa

"En raison de la profonde crise démocratique" au Venezuela, un visa dit de "responsabilité démocratique" voit le jour. Il sera renouvelable et pourra déboucher sur une demande de résidence définitive.

"En raison de la profonde crise démocratique" au Venezuela, un visa dit de "responsabilité démocratique" voit le jour. Il sera renouvelable et pourra déboucher sur une demande de résidence définitive.

A partir du 16 avril prochain, le Chili, qui dit s'aligner sur les politiques migratoires des autres pays de la région, va mettre en place pour les Haïtiens un visa de touristes limitée à 30 jours. Ce visa devra être demandé au consulat du Chili à Port-au-Prince.

Les migrants haïtiens au Chili sont passés de 1.649 personnes en 2014 à 73.098 en 2017.

Related Article

"Les annonces du gouvernement concernant les différents types de visas en fonction du pays d'origine ressemblent à une forme d'immigration sélective, ce qui soulève des questions quant au respect des traités internationaux signés par le Chili", a dénoncé le député d'opposition Matias Walker.

En outre, le Chili va accorder un visa spécial aux Vénézuéliens fuyant la crise politique qui secoue leur pays, a annoncé lundi le nouveau président de droite Sebastian Piñera.

"En raison de la profonde crise démocratique" au Venezuela, un visa dit de "responsabilité démocratique" voit le jour. Il sera renouvelable et pourra déboucher sur une demande de résidence définitive.

Accordé sans condition (contrat de travail, cursus universitaire...) aux Vénézuéliens, ce visa devra toutefois être demandé au consulat chilien de Caracas.

Jusqu'à présent, les Vénézuéliens pouvaient entrer au Chili sans visa en tant que touristes, comme tout autre ressortissant, et pouvaient ensuite changer de statut migratoire en restant dans le pays. Ce ne sera plus le cas désormais.

En dévoilant ces mesures qui s'appliqueront à partir du 16 avril et s'inscrivent dans une profonde réformes des règles migratoires au Chili, le conservateur Sebastian Piñera, qui a succédé à la socialiste Michelle Bachelet début mars, cherche à "remettre de l'ordre dans cette maison".

Durant les quatre dernières années, ce pays d'Amérique du Sud a vu se multiplier par deux le nombre d'étrangers résidant sur son sol, estimé à un million environ, dont un tiers sont en situation irrégulière.

Entre 2014 et 2017, le nombre de Vénézuéliens au Chili a été multipliée par dix, passant de 8.001 à 84.586 personnes, selon les chiffres officiels.

La rédaction avec AFP