Samedi 26 May, 2018

Le chancelier dominicain veut faire d’Haïti une priorité de sa gestion

Le ministre des Affaires Etrangères, Miguel Vargas Maldonado. Photo: Listin Diaro

Le ministre des Affaires Etrangères, Miguel Vargas Maldonado. Photo: Listin Diaro

La République dominicaine prend très au sérieux sa politique commerciale, une arme efficace pour developper son économie. Hier mardi, le ministre des Affaires Etrangères, Miguel Vargas Maldonado, a révélé à la presse la liste des pays qui ont (nouvellement) manifesté leur intérêt à engager des relations commerciales avec son pays.

Listin Diaro a cité ces pays, entre autres, le Cuba, le Chili, la Colombie, l'Equateur, le Mexique, le Canada et la Jamaïque. Mais le chancelier a tenu à préciser qu’aucune négociation ne serait entamée avec ces potentiels partenaires commerciales sans l'approbation du secteur privé et du mandat de négociation, conformément aux lignes directrices et aux règlements de la Commission nationale des négociations commerciales (CNNC).

L’idée de M. Maldonado a un nom : diplomatie économique. Elle consiste à chercher des nouveaux marchés à l’étranger pour les entreprises dominicaines et à attirer des investissements étrangers dans son pays. En ce sens, le ministre des Affaires étrangères a mentionné qu'Haïti, qui est le deuxième marché de destination pour les exportations dominicaines, est une priorité pour sa gestion.

En  août dernier, il a déclaré que la République Dominicaine va tripler les exportations vers Haïti. Pourtant, déficit de la balance commerciale du pays avec le voisin dominicain, estimé à $1.419 milliard en 2014 semble ne pas beaucoup préoccuper les dirigeants haïtiens.

Par ailleurs, cette diplomatie économique dont le chancelier dominicain veut faire une priorité de son action se heurte à des obstacles.  Le commerce avec Porto Rico ne profite pas, regrette-il. Il a souligné que ce marché, récemment dévasté par l'ouragan Maria, offre de grands défis et des opportunités d'exportation. « Malheureusement, vous ne pouvez pas tirer le meilleur parti de cette opportunité parce que la plupart des produits dominicains n'ont pas les documents requis par les autorités fédérales aux États-Unis », a-t-il fait remarquer.

En outre, il a exhorté le secteur des exportations de promouvoir le début des négociations avec Cuba.