Dimanche 18 Novembre, 2018

Le cancer, un fléau en progression "alarmante" dans le monde

Illustration: AFP

Illustration: AFP

Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie, et un homme sur huit et une femme sur onze meurent de cette maladie, selon les chiffres mondiaux dévoilés mercredi.

Le cancer du poumon est de loin le plus meurtrier avec 1,8 million de décès (18,4% du total). Il devance le cancer colorectal (881.000 décès, soit 9,2 % du total), le cancer de l'estomac (783.000 décès) et le cancer du foie (782.000 décès), selon ces nouvelles estimations établies pour 36 cancers dans 185 pays.

"Ces nouveaux chiffres montrent qu'il reste beaucoup à faire pour répondre à l'augmentation alarmante du fardeau mondial du cancer et que la prévention doit y jouer un rôle clé", selon le Dr Christopher Wild, directeur du CIRC, basé en France, à Lyon.

Près de la moitié des nouveaux cas et plus de la moitié des décès par cancer dans le monde en 2018 surviennent en Asie, principalement en Chine, en partie parce que cette région concentre près de 60% de la population mondiale.

Le cancer du poumon arrive en tête des cancers le plus fréquemment diagnostiqués chez les hommes et constitue leur principale cause de décès par cancer avec environ un décès sur cinq.

Le rapport souligne l'"augmentation préoccupante" du cancer du poumon chez les femmes: il constitue la principale cause de décès par cancer chez les femmes dans 28 pays.

Le cancer du sein est la principale cause de décès par cancer chez les femmes (627.000 décès).

L'augmentation des cancers est due à plusieurs raisons comme la croissance démographique, le vieillissement et la hausse de la fréquence des facteurs de risques tels le tabagisme, l'obésité, le manque d'exercice, une alimentation déséquilibrée.

La prévention doit tenir compte de l'impact des différents cancers selon le sexe, les régions ou pays, et être ciblée en conséquence, d'après les auteurs.

"Les décideurs politiques ne sont pas conscients du degré de progrès et des avantages que procure la prévention", regrettent-ils.