Le Canada promet un don de 6 millions pour lutter contre le choléra

L'ambassade du Canada en Haïti fait la promesse d'un don de 6 millions de dollars dans le cadre de la lutte contre le choléra dans le pays.

Lorsque l'ONU avait finalement reconnu en décembre dernier sa responsabilité dans l’introduction du choléra en Haïti et son Secrétaire général d’alors Ban Ki-Moon a offert ses excuses au peuple haïtien, elle avait du même coup, promis 400 millions pour éradiquer la maladie dans le pays. Ce montant devrait sortir de la poche des gouvernements des pays membres.

Jusqu’en décembre encore, Dr David Nabarro, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour le développement durable et responsable du dossier du choléra en Haïti avait confié au journal candadien Lapresse.ca qu’«on n'a pas du tout d'argent». Car, seules la France et la Corée du Sud avaient promis chacune 1 million.

En ce début de janvier, le Canada en vient à augmenter la mise, en annonçant un don de 6 millions de dollars sur une période de deux ans. «Le Canada est vu comme étant un des leaders dans l'aide humanitaire auprès d'Haïti. Pour nous, c'est important de montrer l'exemple et de s'assurer qu'on puisse inspirer les autres pays donateurs à contribuer à cette nouvelle approche de l'ONU», a déclaré l'ambassadeur Marc-André Blanchard qui siège à l’ONU.  Il a rappelé que le Canada a déjà investi 44 millions depuis 2010 pour la lutte contre le choléra en Haïti, même si les résultats sur le terrain sont peu visibles.

Cette nouvelle somme, le gouvernement canadien décide de la verser directement à trois ONG qui œuvrent déjà dans le domaine en Haïti, soit Médecins du monde (4 millions), UNICEF (1.5 millions) et l'Organisation panaméricaine de la santé (500 000$). Sur le terrain, elle devrait servir à  fournir : de l'eau potable ; fournir des trousses de traitement contre le choléra et d'hygiène aux populations vulnérables et à risque ; offrir un soutien au personnel infirmier dans les centres de traitement ; soutenir les équipes médicales d'urgence ; mener des campagnes de promotion de l'hygiène et de la salubrité et appuyer la création d'une unité de coordination, de surveillance et d'intervention. »

Pour le reste, l'ambassadeur du Canada à l'Organisation des Nations unies (ONU) invite les États membres à emboîter rapidement le pas pour corriger «une situation exceptionnelle qui exige une réponse exceptionnelle».

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