Samedi 24 Août, 2019

«Le cabinet ministériel complet sera rendu public incessamment»

Le député de Kenscoff, Alfredo Antoine.

Le député de Kenscoff, Alfredo Antoine.

« Un nouvel arrêté présidentiel confirmera le nom des 18 ministres composant le nouveau gouvernement », informe le député de Kenscoff, Alfredo Antoine.

Le député de Kenscoff, Alfredo Antoine annonce la sortie prochaine de la liste complète du cabinet ministériel de Jean Michel Lapin. « Un nouvel arrêté présidentiel confirmera le nom des 18 ministres composant le nouveau gouvernement », informe le parlementaire. De leur côté, les députés de l’opposition exigent le retrait de l’actuel cabinet et demandent au président Gary Bodeau de surseoir à sa velléité de tenir séance avant la fin du processus au Sénat.

Avant même de fixer sa position, le député Alfredo Antoine désapprouve les arguments des 4 sénateurs de l’opposition, relatifs à la formation du gouvernement et le cumul de postes. « Cette question évoquée par les sénateurs ne tient pas », argumente l’élu de Kenscoff. Fervent défenseur de l’exécutif, Antoine qualifie de dilatoire l’attitude des opposants au grand corps et parle de mauvaise interprétation.

A cette phase des débats, des députés de l’opposition se positionnent pour le retrait de l’actuel cabinet ministériel, où 4 ministres détiennent chacun 2 portefeuilles. Pour exprimer clairement cette position, Déus Deronneth, député de Marigot, a écrit au président Jovenel Moïse. « Faire retrait de ce gouvernement serait une décision de sagesse », croit le parlementaire.

Si les opposants parlent de gouvernement illégal, les pro-gouvernementaux voient tou  le contraire. Le député Alfredo Antoine qui a rencontré le président de la République ainsi que le Premier ministre nommé, annonce la publication prochaine d’un arrêté présidentiel, avec un cabinet ministériel composé de 18 ministres. « Une fois le moniteur paru, le groupe majoritaire à la chambre basse écrira au président du bureau, pour réclamer la tenue de la séance de ratification », poursuit l’élu de Kenscoff.

« Toute séance à la chambre basse avant le Sénat sera synonyme de banalisation de la constitution, voire d’irrespect des lois de la République », déclare Abel Descollines, député de l’opposition. Une telle initiative, selon l’élu de Mirebalais, provoquerait un pourrissement de la situation et un affaiblissement de l’institution parlementaire.

Quelle serait l’attitude des députés de l’opposition au cas où la séance se tenait ? Abel Descollines entend prioriser le débat, en lieu et place de la perturbation.

Cette attitude sera-t-elle prise pour modèle par tous les autres députés de l’opposition ? Les arguments pourront-ils faire basculer la séance ? En tout cas le bureau présidé par Gary Bodeau s’impatiente, des députés proches de l’exécutif, s’apprêtent à voter des ministres qu’ils ont eux-mêmes déjà censurés.

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