Mardi 19 Mars, 2019

L’arbitre ayant forcé l’athlète à couper ses dreadlocks sanctionné

Une femme en train de couper les cheveux du jeune Andrew Johnson, avant le match.

Une femme en train de couper les cheveux du jeune Andrew Johnson, avant le match.

L’arbitre de lutte, Alan Maloney, a été interdit de diriger des matchs impliquant des athlètes du district scolaire de South Jersey. L’intéressé a forcé un jeune lutteur afro-américain à couper ses dreadlocks sous prétexte qu’il perdrait son match.

Devenue virale sur la toile, une vidéo du jeune Andrew Johnson en train de se faire enlever ses dreadlocks avant le match a suscité moult réactions, parmi lesquelles « des allégations de racismes ». « Ils [les dreadlocks, Ndlr] constituaient une infraction même s'il les couvrait d'une casquette […] », a déclaré l’arbitre Alan Maloney.

À la suite de cet acte, une pétition a été créée pour faire renvoyer Alan Maloney de son poste à la Buena High School. Par ailleurs, selon David Cappuccio Jr, le surintendant du district scolaire régional de Buena, monsieur Maloney « ne sera plus autorisé à arbitrer des compétitions comprenant des étudiants-athlètes du district scolaire régional de Buena. »

Dans la foulée, le gouverneur du New Jersey, Phil Murphy, a condamné samedi la décision de Maloney et a exprimé sa sympathie envers l'athlète étudiant. « Profondément perturbé par le fait qu'Andrew Johnson, un étudiant de Buena Regional HS, ait été contraint de choisir entre garder ses dreadlocks et participer à un tournoi de lutte », a-t-il soutenu, dans des propos cités par le New-York daily news.

« Aucun étudiant ne devrait avoir à choisir inutilement entre son identité et à faire du sport », a-t-il rajouté.

Aussi, l’American Civil Liberties Union, organisme à but non-lucratif dont la mission est de « défendre et préserver les droits et libertés individuelles garanties à chaque personne aux Etats-Unis »,  a également critiqué l’incident et l’a qualifié de discriminatoire dans un communiqué publié en ligne vendredi après-midi.

« Ce n'est pas une question de cheveux. C’est une question de race », a relaté le groupe. « De combien de façons différentes les gens essayeront-ils d'exclure les Noirs de la vie publique sans avoir à déclarer leur fanatisme ? Nous sommes désolés que cela vous soit arrivé, Andrew. C'était de la discrimination et ce n'est pas correct. »

Rappelons que le jeune athlète a quand même terminé vainqueur à l’issue du match, après avoir obligé de se soumettre à la pression exercée par l’arbitre.

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