Vendredi 24 May, 2019

L'année 2019 débute très mal pour les migrants Haïtiens, selon GARR

L'année 2019 débute très mal pour les migrants Haïtiens, selon GARR. Photo: Prensa Latina

L'année 2019 débute très mal pour les migrants Haïtiens, selon GARR. Photo: Prensa Latina

L’année 2019 débute mal pour les migrants haïtiens, selon les déclarations de Géralda Sainvil, Responsable de communication du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR). Pour preuve, elle cite les trois cas d’interception de bateaux de fortune qui embarquaient certains Haïtiens au large de Miami et des Bahamas.

Un mineur haïtien qui faisait partie de l’un de ses voyages le 1er janvier a disparu dans les eaux. Les autorités américaines avaient suspendu les recherches au bout de 72 heures. Questionnée à ce sujet, Géralda Sainvil n’a pas eu plus d’informations à accorder à la rédaction de Loop Haïti.

Cependant, elle réitère sa position à lutter contre le mauvais traitement de certains pays contre ces migrants. Elle se tourne particulièrement vers les autorités de la République Dominicaine qui, selon elle, ont violé les accords de principe sur la migration établis avec Haïti.

« Des cas de séquestration de documents, la saisie des objets de valeurs tels que les vêtements et les téléphones portables, la séparation des familles sont, entre autres, des cas de violations de droits humains que dénoncent généralement les migrants », fustige Mme Sainvil.

Des cas de violations qu’ils subissent depuis leur arrestation jusqu’à ce qu’ils soient déposés à la frontière. Pour les fêtes de fin d’année de 2018 et le nouvel an (2019), le ministère de défense de la République Dominicaine a renforcé la présence militaire à la frontière. Une déportation massive d’Haïtiens a succédé aux diverses opérations menées par ces forces de l’ordre.

Dans une déclaration reportée par Listin Diario, José Ramón Fadul, ministre de la défense dominicaine a rassuré que les opérations menées respectaient les principes légaux des deux pays.

« Aucun pays n'a mieux géré un plan de régularisation que nous, mais tout le monde sait qu'il y a des personnes qui entrent dans le pays illégalement, mais chaque fois que cela est détecté, elles sont rapatriées correctement, dans le respect des droits de l'homme », a déclaré l’autorité.

Des propos qui contredisent ceux de Géralda Sainvil qui promet que GARR publiera son rapport sur le nombre de déportations effectuées au cours de l’année dernière. La République Dominicaine, en 2018, a déporté 57 000 immigrants issus d’au moins 35 pays.  

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