Vendredi 24 Janvier, 2020

Lancement des 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes

De la gauche vers la droite, Apollinaire Fotso, représentant de "Avocats sans frontières Canada", Francesca Rabel, Représentant de Conversations Essenti'Elles, Alexandre Côté, représentant de l'ambassade du Canada en Haïti
Crédit Photo: Laurent Eugène

De la gauche vers la droite, Apollinaire Fotso, représentant de "Avocats sans frontières Canada", Francesca Rabel, Représentant de Conversations Essenti'Elles, Alexandre Côté, représentant de l'ambassade du Canada en Haïti Crédit Photo: Laurent Eugène

Les femmes représentent près de 53% de la population, et mondialement, 29% d'entre elles, âgées entre 15 à 45 ans, sont victimes de violences. 

A l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles, célébrée le 25 novembre, la structure Conversations Essenti'Elles en Haïti de concert avec l'ambassade du Canada ont lancé la campagne des 16 jours d'activisme pour l'élimination des violences à l'encontre de la gent féminine en Haïti. Dans une conférence donnée dans l'enceinte de l'Institut Français en Haïti ce lundi 25 novembre 2019, les tenants de l'initiative ont entretenu les membres de la presse sur le déroulement de ces 16 jours d'engagement qui prendront fin le 10 décembre 2019.

Etaient présents autour de la table pour cette conférence, Francesca Rabel, représentante de Conversations Essenti'Elles, Alexandre Côté, de l'ambassade du Canada en Haïti et Apollinaire Fotso, représentant de "Avocats sans frontières". Ces trois personnalités, introduites au prime abord par le journaliste Michel Joseph, le modérateur de la journée, se sont tour à tour adressés à l'assistance sur la nécessité et l'importance d'un tel programme en Haïti, tenant compte des divers cas de violence perpétrés à l'égard des femmes et des filles en Haïti.

"La violence contre les femmes impacte directement la cellule familiale, et à une plus grande échelle, la société" indique Fancesca Rabel qui rappelle à l'auditoire que les femmes représentent près de 53% de la population, et que mondialement, 29% d'entre elles, âgées entre 15 à 45 ans, sont victimes de violences. Ces 16 jours d'activisme auront pour but de lever le voile sur la problématique des violences faites aux femmes, et permettre à ces dernières de s'exprimer et de ne pas se laisser envahir par la peur, encore moins la honte, après avoir subi un acte de violence.

"A l'échelle mondiale, homme et femmes seront libres de dénoncer les violences physiques, psychiques, sexuelles à l'égard des femmes et des filles" selon la représentante de Conversations Essenti'Elles.

"Li lè li tan pou nou sispann danse kole ak vyolans sou fanm" déclare pour sa part Alexandre Côté qui réitère l'engagement du Canada de bâtir un monde où les femmes et les filles ne seront plus des cibles pour les potentiels agresseurs et bourreaux. Une meilleure condition de vie pour les femmes, voilà le combat dans lequel le gouvernement canadien veut s'engager aux côtés des Haïtiens. Côté s'est accentué sur le fait que chacun est responsable et doit prendre part à cette lutte pour l'élimination des violences faites aux femmes. 

Apollinaire Fotso, de son côté, a dirigé son intervention sur l'aspect juridique de la question. En effet, les démarches qui doivent être entreprises par une femme après un viol ou tout autre acte de violence sont nombreuses et peuvent prendre un temps fou selon le représentant de "Avocats sans frontières Canada" qui estime que le nombre de cas de violence sur les femmes augmente de jour en jour, notamment avec l'actuelle crise que connait le pays. Il a mis fin à son intervention en indiquant quelques mesures que l'Etat devrait prendre pour pallier au fléau.

Une panoplie d'activité est prévue pour ces 16 jours. Un concours de plaidoirie est lancé à cet effet pour les jeunes de 15 à 18 ans dont la remise de prix se fera le 10 décembre 2019; projection, débat, théâtre, entretien et causerie; un menu assez charnu pour 16 jours entiers d'engagement. L'initiative aura une grande portée sur les réseaux en ligne afin de donner un plus large accès et de toucher une plus large audience.

C'est avec Pascale Solages, l'une des représentantes de l'organisation féministe Nègès Mawon que la conférence a pris fin. Elle qui a tenu à diffuser pour l'assistance une courte vidéo sur l'ensemble des processus après les actes de violence et les différents acteurs qui interviennent dans ces démarches.

 

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