Mercredi 22 Novembre, 2017

L’admin Moise-Lafontant passe une commande de 123 millions de dollars

Engins lourds déblayant des décombres en 2016. Photo: Hector Retamal AFP

Engins lourds déblayant des décombres en 2016. Photo: Hector Retamal AFP

Contrat, pourquoi ?

Il s’agit de trois contrats signés pour un peu plus de 123 millions de dollars américains entre l’administration Moise-Lafontant et les compagnies Auto Plaza S.A., HAYTRAC (Haytian Tractor & Equipment Co. S.A.) et Automeca (Auto et Mécanique S.A.) pour l’achat de près de 500 équipements lourds. Premièrement rapportée à Scoop FM, la nouvelle a été précisée au Nouvelliste.  

Pourquoi ces engins ?

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, « ce sont [les ministères des Travaux publics, de l’Agriculture et de la Défense] qui vont en priorité utiliser ces équipements mais certains seront en utilisation au niveau de l’armée parce que les professionnels de l’armée seront en première ligne en ce qui a trait aux urgences climatiques. N’oublions pas que certains d’entre eux sont des professionnels du génie militaire qui aideront au désenclavement de zones frappées par des catastrophes naturelles ».

Qu’est-ce qui fait problème ?

Selon le sénateur du Plateau Central, Rony Célestin, il n’y a pas eu d’appel d’offres. Et questionné sur cet aspect au Nouvelliste, le ministre Salomon a simplement indiqué qu’il n’était « pas contre l’acquisition d’équipements mais que cela doit se faire dans les normes ».

Il précise néanmoins que « les contrats ont été approuvés tant par la Commission nationale des marchés publics (CNMP) que par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA)».

La grande question non répondue reste la procédure utilisée par l’administration pour signer ces contrats. Le processus d’appel d’offre (national/international) permet entre autres une égalité des chances entre les fournisseurs du marché, la mise en concurrence qui diversifie les offres et la possibilité de choisir l’offre la plus avantageuse pour l’Etat. Si ici, il n’avait pas été emprunté, ces contrats ont probablement été signés dans le cadre de l’état d’urgence. Un processus loué pour sa célérité mais vilipendé pour son opacité.

A suivre.