Vendredi 21 Septembre, 2018

L’Académie du créole haïtien dénonce le "mépris" de l'Etat central

Pauris Jean-Baptiste, président de l'Académie, en visite à Montrouis, octobre 2017./ Akademi Kreyòl Ayisyen (Facebook)

Pauris Jean-Baptiste, président de l'Académie, en visite à Montrouis, octobre 2017./ Akademi Kreyòl Ayisyen (Facebook)

L’Académie du créole haïtien fait face à un ensemble de difficultés qui entravent sa bonne marche. L’une d’entre elles : l’État central qui ne supporte pas le travail de l’institution. Une situation qui ne facilite pas le travail des membres de l’Académie.

« Par la faute du pouvoir central, l’académie peine à réaliser certains de ses projets », ont-ils prononcé pour dénoncer l’attitude des autorités publiques face à la seule institution républicaine du pays en mesure de statuer sur la standardisation de la langue créole, entre autres, parmi ses principales missions. Mais pas que.

Un fossé sépare le pouvoir central à l’institution. Le Chef du gouvernement refuse de les rencontrer, même après plusieurs tentatives avortées, fustigent-ils dans une interview publiée ce vendredi au Nouvelliste.

L’insouciance du PM a engendré des conséquences néfastes, notamment sur formation des employés du service public sur les méthodes d’écritures du créole haïtien. « C’est une initiative qui reste dans l’impasse puisqu’il nous faut le feu vert du Premier ministre Jacques Guy Lafontant ».

L’Académie du créole haïtien n’entend pas lâcher prise dans le plaidoyer pour l’intégration du créole dans la Caricom, l’utilisation du créole comme langue d’enseignement en Haïti.

Jeudi 4 décembre 2014, le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (Ueh), Jean Vernet Henry, a procédé à l’installation de 31 Académiciens du Créole haïtien en l’absence du président Joseph Michel Martelly. La mission de l’Académie du Créole, c’est d’encourager la production dans la langue Créole, faire des recherches sur la langue Créole, permettre que la langue ait un très bon rayonnement, pour que les institutions étatiques ou privées l’utilisent convenablement, faire l’inventaire des ressources humaines qui produisent dans la langue, travailler pour les institutions régionales, se servir de la langue Créole pour l’intégration de toutes les sociétés créolophones