Vendredi 20 Juillet, 2018

La victoire du Brésil est la plus belle prouesse du mondial à date

Longtemps mis en échec par une courageuse équipe du Costa Rica, le Brésil s’est finalement imposé (2-0) dans les temps additionnels. Coutinho et Neymar ont été les buteurs brésiliens. A l’usure la Seleçao est venu à bout des Ticos et de leur infranchissable gardien Keylor Navas. Alors qu’ils se se seraient compliqué la tâche en cas de résultat nul ou d’une défaite, les joueurs de Tite se sont offert une belle bouffée d’air. Ils en avaient tellement besoin. Quant aux Costaricains, généreux en défense, mais, bien trop insignifiants en attaque, ils sont éliminés de cette coupe du monde avant même la troisième journée. 

Le Brésil a souffert. Le Brésil a douté. Le Brésil est passé par tous les états. Mais, il s’est finalement imposé. Le genre de victoire qui forge tout le caractère d’un groupe, qui renforce toute la mentalité d’une équipe. Car, cette victoire, si importante pour la suite, les Auriverde, sont allés la chercher au fond de leurs tripes. Les Centraméricains, sachant qu’ils n’avaient pas les armes pour rivaliser avec les Brésiliens ont construit un mur autour de leur imperméable gardien pour faire déjouer leurs adversaires. Et pendant 90 minutes, ils y sont parvenus jusqu’à ce coup fatal porté par Coutinho (91e). Le Petit Couto, déjà buteur lors du premier match, a déverrouillé aux meilleurs moments, la défense Costaricaine pour libérer le peuple jaune.
 
Douglas Costa, l’homme qui a tout changé…

Que le Costa Rica joue regroupé derrière, et construit son équipe autour de sa défense, n’est une information pour personne. Du moins, pas pour les amateurs de football. Si dans le concert footballistique de la Concacaf, ils pratiquent un autre football, ils changent radicalement de style de jeu, dès qu’ils doivent affronter les ténors sud-américains et européens. En 2014, reversés dans le groupe de la mort aux côtés de l’Angleterre, l’Italie et l’Uruguay, ils avaient créé l’exploit en terminant premier. Ils ont été jusqu’en quart de finale, battus aux tirs aux buts par les Néerlandais. Les Ticos connaissent la recette gagnante, mais cette fois, ils ont dû céder aux forceps. 

Bien en place défensivement, profitant des incapacités brésiliennes à accélérer sur les côtés avec Willian, Fagner et Marcelo, les Costaricains exécutaient parfaitement leur plan. Face à une équipe brésilienne trop prévisible, en panne de rythme. Tite, pour une fois clairvoyant, a fait sortir Willian au profit de Douglas Costa. Le Turinois, excellent, cette saison, a tout changé. Il a apporté de la vivacité, de la vitesse d’exécution. Même s’il n’a pas marqué cette victoire porte son empreinte. C’est lui qui offert le but du break à Neymar (97e).

Neymar se libère enfin…

Neymar est très attendu pour ce mondial. Il porte sur ses petites épaules, l’espoir de tout un peuple. Sorti d’une longue période de convalescence, le Parisien, n’a pas sa forme physique habituelle. Cela se sent dans ses déplacements. Il n’a pas encore retrouvé son explosivité. Dans ce mondial, il n’a pas le temps de mettre la mécanique en place. Le Brésil est déjà dans l’urgence. Sévèrement critiqué pour son premier match, le désormais, troisième meilleur buteur de l’histoire du Brésil, a bien répondu sur le match 2.

A l’origine du premier but, il nous a gratifiés de gestes techniques fous, dont lui seul a le secret. Il n’a pas toujours fait le bon choix, mais il était dans tous les bons coups. Son pénalty refusé par le VAR a eu le malheur de l’énerver. Le Brésil, avec lui en tête, a envahi les buts de Keylor Navas dans les derniers instants du match. Il a manqué le cadre sur des occasions nettes (56e, 72e, 78e,), mais au final il marque le but du break. Ses larmes en fin de match, témoignent de l’énorme pression qui pèse sur lui et sur ses coéquipiers. Maintenant, tout le Brésil espère que ce but apportera de l’eau dans son moulin ; que le déclic en sortira. Neymar est lancé, les défenses adverses peuvent trembler.


La qualification, le prochain objectif…


Le Brésil n’a pas remporté la Coupe du monde, contrairement à ce que les manifestations pourraient laisser supposer. Les Auriverdes ne sont même pas encore qualifiés. Les quintuples champions du monde devront aller chercher leur qualification, le 27 juin prochain face à la Serbie. Avec seulement 1 point de moins que les leaders du groupe (le Brésil et la Suisse), les Serbes ne sont pas encore éliminés. Ils joueront crânement leur chance face aux favoris brésiliens. Dans la peau de l’outsider, ils n’auront rien à perdre. Les coéquipiers de Kolarov ont leur destin en main. Une victoire, et ils seront qualifiés. La Seleção de son côté se qualifiera en cas de match nul. 
Le Brésil a eu chaud. Les Brésiliens ont sué jusqu’à la dernière goutte pour écarter les vaillants costaricains.

Les coéquipiers de T. Silva ont lutté jusqu’au coup de sifflet final. Et ils ont été logiquement récompensés. Cette coupe du monde apporte une vague de tensions et d’émotions interdites aux cardiaques. Neymar, frustré par ses ratés, vexés par les outrages dont il est la cible, s’est libéré. Bien aidé par Douglas Costa, il a repris sa marche en avant pour le bonheur de millions de fans de la Seleção.