Jeudi 23 Novembre, 2017

La veuve de René Préval réclame le cœur et les poumons de son mari

3 Mars dernier, l’ancien président René Préval rendait subitement l’âme chez lui. 4 jours plus tard, une autopsie est réalisée. Elle conclut que M. Préval est mort de cause naturelle. Des funérailles nationales s’en suivront et aujourd’hui, la veuve de l’ex-président Elisabeth D. Préval réclame le cœur et les poumons de son conjoint défunt prélevés pour l’autopsie par l’Institut Médico-Légal.

La démarche, selon les mots d’Elisabeth D. Préval, devrait lui permettre de « poursuivre son deuil ». « Je suis dévastée de constater qu’une personnalité que je considère comme un patrimoine humain, deux fois président élu démocratiquement, considéré par beaucoup comme le père de la stabilité soit traité ainsi. Il mérite un meilleur traitement que celui qu’il a reçu après l’autopsie ».

Le Dr Jean Armel Demorcy, directeur de l’Institut médico-légal a un avis sensiblement différent. Au Nouvelliste, il déclare : « Je pense que le parquet devrait venir et participer à la destruction de ces spécimens tout simplement. Et ne pas remettre forcément à une partie quelque chose qui a été prélevé par l’Etat. Je pense que c’est l’Etat qui doit trancher cette question. Cela est mon point de vue. Parce que c’est un mauvais précédent. Vous imaginez, vu le nombre d’autopsie qu’on a à réaliser, si tous les parents se mettraient à réclamer des spécimens de sang, etc. On ne s’en sortirait pas ».

Le dossier recèle aussi ses subtilités juridiques, avance Jean Armel Demorcy. « Cela nous dépasse » affirme ce dernier. « Si le dossier est classé sans suite, le parquet devrait demander à l’institut de détruire les spécimens pour les cas qui ne sont pas pendants devant la justice. C’est ainsi que cela doit se faire. »

Le parquet n’a pas encore réagi.