Lundi 18 Novembre, 2019

La Tour 2004 occupée par des étrangers lourdement armés

Photo: Ralph Teddy Erol / Ted Actu

Photo: Ralph Teddy Erol / Ted Actu

Nous avons de la compagnie ! Des étrangers lourdement armés ont été remarqués, ce jeudi, à la « Tour 2004 » au Champ de mars, au moment où le président Jovenel Moïse s’apprêtait à déposer une gerbe de fleurs au Musée du Panthéon National (MUNAPAH) pour commémorer le 17 octobre qui rappelle la date de l’assassinat du fondateur de la patrie haïtienne, Jean-Jacques Dessalines. 

Depuis quelques jours, le bruit court que des agents de sécurité venus d’un pays étranger occupent les artères du Palais national. Les réactions ont afflué à propos du véritable but de leur présence sur le sol d’Haïti. Des voix de l’opposition politique craignent que ces individus ne viennent aider le pouvoir en place dans « ses actes de répression ».

La question a été soulevée par un journaliste à la conférence de presse de ce mardi, au Palais national. Jovenel Moise y a bel et bien confirmé leur présence en soutirant qu’ils sont là pour « évaluer la sécurité du président », comme d’autres chefs d’Etat l’ont fait par le passé.

Dans la foulée des mouvements de rue qui s’amplifient dans quasiment toutes les zones du pays, surtout au niveau de Port-au-Prince, le chef de l’Etat n’est pas allé au Pont Rouge, ce jeudi, comme veut la tradition. Au rappel, sa visite l’an dernier avait fini en queue de poisson. Le cortège présidentiel avait eu du mal à laisser la place où raisonnaient des rafales de cartouches.

Jovenel Moïse a donc prononcé son discours de circonstance au MUPANAH cette année. Le président a encore une fois voulu se décharger de la situation qui s’aggrave depuis quelque temps au pays. « À l’instar de 1804, le peuple haïtien doit identifier son vrai ennemi [...] », a-t-il lancé.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :