Lundi 21 Octobre, 2019

La séance d’interpellation du PM Lafontant, une gifle pour les députés

Jack Guy Lafontant, Premier ministre démissionnaire

Jack Guy Lafontant, Premier ministre démissionnaire

Un groupe constitué de sept (7) organisations de la société civile, dans une note conjointe publiée en date du jeudi 19 juillet 2018, qualifie de gifle pour l’assemblée des Députés, la décision de Jack Guy Lafontant de se présenter à la séance d’interpellation de samedi dernier alors qu’il avait déjà remis sa démission au président de la République Jovenel Moise.

« Ces comportements de Lafontant, une gifle pour l’Assemblée des députés, réaffirment que les autorités de l’Etat ne respectent aucunement la Constitution, les principes républicains et surtout les citoyens », dénoncent ces organisations.

Ces structures soulignent que l’attitude du Dr Lafontant n’est pas conforme à la constitution, aux principes démocratiques et à la bonne gouvernance, rappelant qu’un gouvernement démissionnaire n’a pas le droit  d’entrer  au parlement.

« Jack Guy Lafontant  a annoncé que son gouvernement avait remis sa démission au Président de la République avant même de se présenter par devant l’Assemblée, acte non-conforme à la Constitution, aux principes démocratiques et à la bonne gouvernance. Un gouvernement démissionnaire n’a pas le droit d’entrer au Parlement (article 161 et suivants de la Constitution) », lit-on dans la note.

Par ailleurs, ces organisations de défense des droits humains qui expriment leurs sympathies aux victimes des actes de violences enregistrés du 6 au 8 Juillet derniers dans la région métropolitaine de Port-au-Prince la décision du président du chef de l’Etat d’ajuster à la hausse les prix des produits pétroliers sur le marché local était «  irresponsable et irréfléchie ».

Les défenseurs des droits humains qui imputent la responsabilité des conséquences désastreuses de cette mesure à l’Exécutif minimisent les consultations engagées par le chef de l’Etat autour du choix du prochain chef du gouvernement.

Pour eux, ces rencontres entreprises par le président Jovenel Moise auprès de différents secteurs de la vie nationale n’est pas la solution idéale à la crise socio-économique que connait le pays actuellement.

Les responsables de ces organisations susmentionnées ont exprimé leurs vœux de voir diminués les privilèges des sénateurs et députés. « Les parlementaires doivent aussi réduire leurs allocations budgétaires ainsi que leur train de vie », suggèrent ces organisations.

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