Dimanche 9 Août, 2020

La séance de demande de mise en accusation de Moïse fixée au 7 août

Jovenel Moïse, président de la République/ Photo: AFP

Jovenel Moïse, président de la République/ Photo: AFP

La séance tant voulue à la Chambre basse pour la demande de mise en accusation du président de la République aura enfin lieu le 7 août 2019. Gary Bodeau, président de la Chambre des députés, vient d'en faire l'annonce sur compte Twitter en ce jeudi du 1er août. 

Depuis des mois, les députés de l'opposition exigeaient qu'une suite soit donnée à leur demande de mise en accusation du président de la République Jovenel Moïse accusé de "violation de la Constitution", "corruption" entre autres. C''est même devenu, depuis au moins une semaine, LA condition pour la tenue de toute séance de ratification de la politique générale du quatrième Premier ministre nommé de Jovenel Moïse, Fritz William Michel. 

Ce 1er août 2019, le président de la Chambre des députés Gary Bodeau, pour répondre à cette exigence, s'est prononcé sur la question en annonçant sur son compte Twitter que ladite séance "est fixée au mercredi 7 août 2019". 

Il "faut que 80 députés (deux tiers du corps) votent contre le président pour que le Sénat s'érige en haute cour de justice et détermine si le chef de l'État a commis ou non un crime de haute trahison", a tweeté la journaliste Amélie Baron dans la foulée de cette nouvelle. Une chose qui a "très peu de chance" de se produire, selon elle.

Moins de 24 heures après la nomination de Fritz William Michel, les députés annonçaient déjà les couleurs. Joseph Manès Louis avait averti qu'aucune séance de ratification de sa politique générale ne pourrait se tenir avant le traitement du dossier de mise en accusation du président Moïse accusé de crime de haute trahison. Il indiquait, par ailleurs, faire peu de cas du choix de Fritz William Michel en remplacement de Jean-Michel Lapin.

Son collègue, le député Abel Descollines avait la même position. Tout bénéfice de l’urgence doit être accordé au dossier de la mise en accusation du président, selon lui. « C’est un préalable au processus de formation du nouveau gouvernement au niveau de la chambre basse », prévenait l’élu de Mirebalais qui s’en est pris ouvertement au président de la Chambre basse, Garry Bodeau, qui selon lui, faisait tout en vue d'organiser des séances seulement lorsque ses propres intérêts sont en jeu.

Raoul Junior Lorfils

 

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :