Vendredi 13 Décembre, 2019

La Saline : le chef de l'ONU "alarmé" par les résultats des enquêtes

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Photo: ONU/Mark Garten. (archive)

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Photo: ONU/Mark Garten. (archive)

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), António Guterres, dans un rapport adressé au Conseil de sécurité le 9 mai, rendu public le 17 juillet 2019 , s’est dit « alarmé » par les découvertes des enquêteurs sur le massacre survenu dans le quartier de La Saline et par le déficit d’action en justice contre les accusés dans le cadre de cette tuerie.

71 morts, selon des organisations de droits humains en Haïti, 26 selon une enquête du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH). Les résultats d'enquête sur le "massacre" de la Saline survenu en date du 13 au 14 novembre 2018 n’ont pas laissé indifférent le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Selon le numéro 1 de l’ONU, justice doit être faite.

En effet, après enquête, un rapport a été acheminé vers le secrétaire générale de l’ONU, soulevant des préoccupations par rapport aux abus des droits humains à l’encontre des résidents de La Saline et l’implication alléguée de certains agents de l’État. Informé de la situation, le secrétaire général des Nations unies dans son rapport adressé au Conseil de sécurité déclare : « Je suis alarmé par les constatations qui ressortent du rapport sur les allégations de violations des droits de l’homme et d’atteinte à ces droits survenues à La Saline et par l’impunité qui continue de prévaloir en ce qui concerne les violations graves des droits fondamentaux ».

D’après lui, les autorités haïtiennes doivent agir afin que les responsables de ces crimes répondent rapidement de leurs actes devant la justice conformément aux normes internationales. « Les allégations selon lesquelles au moins deux agents de police et un représentant de l’État se seraient rendus complices des faits doivent pousser les autorités à prendre rapidement des mesures pour que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes devant la justice », souligne António Guterres.

D’après ce qu’avait conclu l’enquête de la MINUJUSTH à propos du massacre, « 26 personnes, dont trois femmes et trois enfants, avaient été tuées, trois personnes blessées et deux autres soumises à des viols en réunion pendant l’attaque, où de nombreux vols et actes de destruction de biens ont également été commis. Douze personnes ont en outre été portées disparues. Il semble que certains des auteurs de l’attaque portaient des chemises de l’uniforme d’une unité de la police nationale, la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID), ou des chemises qui y ressemblaient ».

Le secrétaire de l’ONU qui mentionne qu’il est au courant de "l’atmosphère de crise permanente que traverse le pays" et "la recrudescence des activités criminelles des gangs, dans certaines parties de Port-au-Prince et dans le département de l’Artibonite" exige à l’Etat haïtien de « trouver une solution politique et mobiliser des ressources à l’appui d’approches multisectorielles novatrices permettant de régler les problèmes socio-économiques qui sont à l’origine des violences…. ».

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