Mardi 31 Mars, 2020

La PNH déclare la guerre aux tapageurs nocturnes

Illustration AFP

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Il est désormais interdit aux clubs et boîtes de nuit,  situés sur les voies publiques notamment, de fonctionner au-delà de 10h du soir, la semaine et au-delà de minuit en week-end. Mais le chef de cabinet du Directeur Départemental de l’Ouest se dit « plus prudent » vis-à-vis des églises qui, généralement, tiennent leur rassemblement religieux dans des espaces fermés.  

Delmas, Pétion-Ville, Clercine, Carrefour, Centre-Ville de Port-au-Prince : les boites de nuit continuent de pulluler dans l’aire métropolitaine. La semaine, comme en week-end, les tapageurs de nuit ont pignon sur rue. Les patrons des bars occupent les voies publiques et se livrent à des scènes de bamboches où l’alcool coule à flots.

La PNH, pour une énième fois, tente de mettre fin à cette pratique. En effet, le chef de cabinet du directeur de la DDO, Berson Soljour, indique que « les bruits se produisent à outrance et de manière démesurée dans des zones inappropriées. Ce qui cause du tort à la population avoisinante. En ce sens, il est formellement interdit aux clubs, aux boîtes de nuits de fonctionner au-delà de 10h du soir la semaine et au-delà de minuit en week-end ».

Le commissaire se montre, pourtant, très prudent par rapport aux églises qui parfois nuisent à la paix de résidents à proximité. Il signale que cette mesure concerne beaucoup moins ces lieux « qui tiennent généralement leur rassemblement religieux dans des espaces fermés ».

À rappeler que plusieurs sénateurs ont voté, l’an dernier, une loi sur la réputation et le certificat de bonnes vies et mœurs. L’un des extraits, soit l’article 14 (alinéa b), condamne « les agressions et nuisances sonores ».

En juin 2017, Ronsard Saint-Cyr, Secrétaire d'État à la Sécurité Publique, accompagné du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Mr Clamé Ocnam Daméus et de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a mené une grande opération, qui ciblait plusieurs bars et discothèques de la capitale.

Cette opération avait pour but de lutter contre les malfaiteurs et les nuisances pour la population. Cette opération qui visait à protéger la population des bandits et des nuisances nocturnes de toutes sortes, a permis de libérer plusieurs rues et trottoirs encombrés par divers matériel de sonorisation, chaises, tables et véhicules. Qu’en est-il aujourd’hui de ces boîtes à ciel ouvert qui obstruent les rues où les décibels assourdissants crachent la nuit, et ce jusqu’à 4h du matin parfois, de bruyants tubes américains ou jamaïcains, mixés sur fond de rythmes africains ?

 

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