Lundi 22 Octobre, 2018

La mort d'une Haïtienne au Chili soulève la colère de ses compatriotes

Le décès de Rose Mathe Adma Borgella, une immigrante haïtienne, fait couler de l’encre au Chili. La femme de 43 ans qui vivait à Estacion Central (Santiago) est morte d’une crise cardiaque après avoir souffert plusieurs heures.

Ses proches accusent les services d’ambulanciers qui ne se sont pas intervenu après qu’ils aient été appelés 3 fois. Selon les témoignages, le réceptionniste les a, à chaque fois, interrogés sur la nationalité du malade.

Contacté par Loop Haïti, le président de l’Association haïtienne de Chili, Rubens Moricette croit que cet incident est lié au racisme.  « Ce sont les proches de la femme qui ont tenté de l’emmener, eux-mêmes, à l’hôpital, mais elle a rendu l’âme en cours de route », raconte-t-il.

La mairie de Santiago affirme qu’elle prendra en charge les 3 enfants de Borgella. « Mais, rien ne pourra remplacer leur mère », poursuit-il. La police de Santiago a annoncé qu’elle ouvrira une enquête pour savoir si vraiment la réception de l’hôpital contacté a demandé la nationalité de la victime.

Rubens Moricette se plaint, par ailleurs, que les services des hôpitaux publics ne répondent pas aux normes. « Le service d’urgence pourrait avoir vraiment du mal à intervenir », dit Mauricette qui s’efforce de trouver une hypothèse plausible.

Conscient des difficultés qu’affrontent les Haïtiens au Chili, Rubens Moricette et d’autres compatriotes ont créé l’Association haïtienne de Chili pour essayer de porter des pistes de solutions. L’organisation qui travaille aux côtés des quelques ONG chiliennes a déjà accompagné plusieurs personnes victimes de ségrégation raciale.