Dimanche 25 Octobre, 2020

La Grèce en deuil après des incendies meurtriers, bilan révisé à la hausse à 60 morts

Une maison menacée par les flammes à Kineta près d'Athènes le 23 juillet 2018

Une maison menacée par les flammes à Kineta près d'Athènes le 23 juillet 2018

Le bilan des feux autour d'Athènes s'est alourdi mardi à 60 morts, a annoncé la municipalité de Rafina, chef-lieu de la zone balnéaire ravagée sur la côte est de l'Attique, alors que le pays était sous le choc de la découverte macabre dans le secteur de 26 personnes carbonisées dont des "petits enfants".

Selon M. Tsagarakis, le bilan risque de s'alourdir avec la découverte de personnes piégées dans leurs habitations dont toutes n'ont pas encore été fouillées.

Dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, "dans une dernière tentative pour se protéger", a raconté un sauveteur, Vassilis Andriopoulos.

"Les gens sont choqués, perdus, certains ont tout perdu, enfants, parents, maisons", s'est elle ému.

Les responsables et résidents décrivent un déluge de flammes qui s'est abattu lundi après-midi sur la côte orientale de la capitale, piégeant les victimes chez elles, dans leurs voitures ou à quelques mètres des plages qu'elles tentaient de rejoindre.

A Mati, la violence des vents, avec des pointes à plus de 100 km/h, a "provoqué une progression foudroyante du feu dans le tissu urbain", a expliqué la porte-parole des pompiers, Stavroula Maliri.

Le gouvernement recensait aussi 172 blessés, dont 16 enfants. 11 adultes se trouvaient dans un état grave.

Quelque 715 personnes ont été évacuées par la mer jusqu’à Rafina.

Au moins cinq personnes ont également péri en mer, où des recherches de poursuivaient. L'identification des victimes s'annonçait longue, dans cette zone également fréquentée par des touristes étrangers.

Aucune victime n'y était signalée, mais nombre de voitures et maisons sont parties en fumée.

Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s'est vu offrir de l'aide -- notamment en moyens aériens-- par l'Espagne, la France, Israël, la Bulgarie, la Turquie, l'Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances affluaient de l'étranger.

Le parquet de la Cour suprême a ouvert une enquête sur les causes du sinistre.

Le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos a relevé qu'il y avait eu "15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents" en Attique. Les Etats-Unis ont prêté un drone pour survoler l'Attique et "observer et détecter toute activité suspecte", a-t-il ajouté.

Les incendies ont démarré alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius, qui ont toutefois baissé mardi.

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