Samedi 19 Septembre, 2020

La France accueille 2019 sans accroc

Des gendarmes en patrouille sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris

Des gendarmes en patrouille sur les Champs Elysées, le 31 décembre 2018 à Paris

La France a accueilli mardi la nouvelle année sans accroc, après des semaines de manifestations sociales des "gilets jaunes" émaillées de violences qui avaient fait craindre aux autorités des débordements pour la Saint-Sylvestre sur les Champs-Élysées et en région.

Sur la célèbre avenue des Champs-Élysées, théâtre de spectaculaires scènes de guérilla urbaine qui avaient fait le tour du monde ces dernières semaines, 300.000 personnes selon le ministre de l'Intérieur s'étaient rassemblées lundi soir pour attendre les douze coups de minuit, dans une ambiance festive.

Un spectacle "son et lumière" a été projeté sur l'Arc de Triomphe -- vandalisé le 1e décembre lors d'une manifestation des "gilets jaunes" -- suivi d'un feu d'artifice immortalisé, téléphone en main, par la foule.

Rappelant l'atmosphère des dernières semaines, la plupart des boutiques de l'avenue s'étaient protégées d'éventuelles nouvelles dégradations avec des panneaux de contreplaqué.

"A quoi on peut s'attendre? Au désordre, parce que manifestement les +gilets jaunes+ organisent ou désorganisent aujourd'hui leur mobilisation pour mettre le désordre", pronostiquait à la mi-journée le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Le ministre avait aussi évoqué la menace terroriste dans un pays toujours sur le qui-vive depuis le début de la vague d'attentats jihadistes en 2015. Un attentat sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre a fait cinq morts.

Dans une allocution télévisée au ton pugnace, Emmanuel Macron a appelé lundi soir les Français à cesser de se "déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage".

Depuis un mois et demi, le mouvement protéiforme des "gilets jaunes" réclame une revalorisation du pouvoir d'achat et davantage de poids dans les prises de décisions publiques.

A Amiens, pas de fête pour cinq "gilets jaunes" qui ont comparu au palais de justice après des débordements samedi en marge de manifestations. Trois d'entre eux ont été condamnés à 4 mois de prison avec sursis pour violences, et un à 500 euros d'amende pour injures sur personnes dépositaires de l'autorité publique, a indiqué à l'AFP le parquet d'Amiens. Le dernier a été relaxé.

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