Samedi 24 Octobre, 2020

La deuxième étoile pour la France sous une pluie de buts!

L'équipe de France sacrée championne du monde après sa victoire sur la Croatie en finale, le 15 juillet 2018 à Moscou

L'équipe de France sacrée championne du monde après sa victoire sur la Croatie en finale, le 15 juillet 2018 à Moscou

Champagne ! Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus qui ont gagné la deuxième Coupe du monde de leur histoire, 20 ans après celle de 1998, en dominant la Croatie 4-2 au bout d'une incroyable finale du Mondial-2018, dimanche à Moscou.

A Paris, les Champs-Elysées ont été envahis avant même le coup de sifflet final par une foule en liesse, comme partout en France. Et la fête s'annonce immense lundi sur "la plus belle avenue du monde" que les joueurs descendront en bus vers 17h00, avant d'être reçus à l'Elysée.

Eh oui, dans la capitale russe, l'étoile était bleue, décrochée par Antoine Griezmann, impliqué sur trois buts français. "Je vais être dans l'histoire du foot français, même si on ne réalise pas maintenant, nos enfants vont être très fiers de porter notre nom", a-t-il dit tout en mettant en exergue le collectif.

Et voilà, quand la France tutoie les sommets, il se passe toujours quelque chose d'exceptionnel: c'étaient les deux coups de tête de Zinédine Zidane en 1998 face au Brésil de Ronaldo (3-0), puis son "coup de boule" en 2006 (défaite contre l'Italie aux tirs au but).

- "DD" comme Zagallo et Beckenbauer -

"Une compétition est réussie quand elle est gagnée", avait assené le président Macron en visite à Clairefontaine fin mai pendant la préparation, exhortant la sélection à décrocher la "deuxième étoile" devant un Deschamps un brin gêné, lui qui ne promet jamais la lune.

Au coup de sifflet final, il a salué les supporters, les deux bras levés, les poings fermés. Avant d'être porté en triomphe par ses joueurs.

Ses joueurs ont retardé sa conférence de presse en l'aspergeant joyeusement ou en scandant son nom. "C'est une bande de fadas ceux-là", a ensuite réagi Deschamps tout sourire, trempé et le cheveu en bataille. "Je suis dans le brouillard, mais on nage dans le bonheur".

Mandzukic et Ivan Perisic, buteurs pour renverser l'Angleterre en demie (2-1 a.p.), ont été cette fois leurs héros paradoxaux, en marquant encore, mais le premier contre son camp puis grâce à Lloris, le second pour l'égalisation, avant d'offrir un penalty d'une main malheureuse.

Les Croates avaient eu un jour de récupération en moins et disputé trois prolongations dans les tours précédents, c'est-à-dire l'équivalent d'un match en plus. Et cela s'est vu, dans la chaleur de cet après-midi moscovite, malgré un contrôle du jeu en première période. Mais l'équipe à la Deschamps aime subir, pour mieux piquer.

Le Parisien de 19 ans, élu meilleur jeune du tournoi, devenait le deuxième plus jeune buteur en finale de la Coupe du monde, derrière... Pelé, bien sûr (17 ans en 1958). Et les comparaisons avec le légendaire Brésilien de refleurir, nées de sa performance en 8e de finale contre l'Argentine (4-3) qui avait secoué la planète foot. "Si Kylian continue d'égaler mes records comme ça, je vais devoir rechausser mes crampons...", a d'ailleurs plaisanté le légendaire Brésilien triple champion du monde sur Twitter.

Deuxième étoile pour l'éternité dans le ciel des Bleus, et des images qui resteront au long de leur parcours, un premier tour laborieux, ce match d'anthologie contre les Argentins de Lionel Messi, puis maîtrise et solidarité contre l'Uruguay (2-0) et la Belgique (1-0).

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