Dimanche 20 May, 2018

La chanteuse haïtienne la plus adulée de ce siècle

Emeline Michel, en cloture des Rencontres des musiques du monde, donnait samedi 24 juin à l'Institut Français en Haiti son concert explosif /Photo: Eleonore Coyette

Emeline Michel, en cloture des Rencontres des musiques du monde, donnait samedi 24 juin à l'Institut Français en Haiti son concert explosif /Photo: Eleonore Coyette

La diva affolait  son public avec ses vieux tubes des années 80, portait ses fans à l’euphorie jusqu’à les faire grimper sur les arbres de la cour calfeutré et pleine à craquer de l’Institut Français en Haïti.

En clôture des Rencontres des Musiques du monde, trois artistes partageaient l’affiche du dernier concert qui a lieu dans l’enceinte calfeutrée de l’Institut Français. Fabian Beghin, accordéoniste et multi-instrumentiste initié en Ecosse au jeu de la bansuri (flute traversière en bambou), spécialisé dans le jeu du steel drum (percussion mélodique des îles Trinité-et-Tobago).

Celui qui s’est également beaucoup investi dans le domaine du théâtre et de la chanson jeune public et qui a notamment écrit la farce familiale rock'n'roll « L’école des chèvres pull » dans laquelle il joue de la basse et de la scie musicale, soufflait quelques notes pop, reprenant ainsi quelques thèmes gravés sur son album Cryptonique. 

Donaldzie Théodore que Tamise (association co-organisatrice du festival) avait prise sous ses ailes en l’invitant sur le projet Vwalye qui a rassemblé d’autres jeunes talents du chant et du slam comme Anie Alerte Joseph et Béonard Kervens Monteau.

Calme derrière son piano, la chanteuse au talent salué par la presse et la critique haïtiennes exhumait lors de son set quelques titres anciens dont « Pito n pat zanmi » du groupe Zeklè. « Encore » de Jacqueline Denis, le traditionnel « Kote moun yo » et sa seule composition « Mwen renmen w », gravé sur le disque Vwalye.

Emeline Michel, lumineuse dans sa robe jaune, aura incontestable, parcours auréolé de gloires, dernière chanteuse haïtienne la plus adulée de ce siècle, donnait son concert explosif sur les planchers de l’IFH plein à craquer. Bousculés, étouffés, coincés contres des murs, assis au sol ou debout des heures durant, les gens acclamaient la diva chantait quelques musiques de son solide répertoire. « Mèsi lavi », premier titre. Prochain morceau sur fond d’un rythme « Mayi » : odeurs folkloriques garanties.  « Mwen pare », « L’odeur de ma terre » et le célèbre morceau « A.K.I.K.O » pour clôturer les 3e Rencontres des Musiques du Monde qui met déjà le cap sur une quatrième.