Lundi 25 May, 2020

La CPI suspend la remise en liberté de Laurent Gbagbo

L'ancien président ivoirien Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) le 15 janvier 2019 à La Haye

L'ancien président ivoirien Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) le 15 janvier 2019 à La Haye

La Cour pénale internationale (CPI) a suspendu mercredi soir la remise en liberté de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, après un nouvel appel déposé par le procureur au lendemain de son acquittement retentissant.

Mais, selon la CPI, les deux hommes doivent maintenant "rester sous la garde de la CPI" jusqu'à ce que l'appel du parquet contre leur libération soit entendu.

En détention depuis plus de sept ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient accusés de quatre chefs de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels ils ont toujours plaidé non coupable.

La plupart des tentatives de la Cour de juger des personnalités politiques de haut rang – presque toutes en Afrique – se sont soldées par des échecs ou des acquittements.

L'annonce de l'acquittement de Laurent Gbagbo avait provoqué des scènes de liesse chez leurs partisans en Côte d'Ivoire mais aussi un appel des autorités à "garder de la compassion pour les victimes" et suscité des critiques de la CPI qui subit un nouveau camouflet.

"C'est l'espoir et le plan", a-t-elle expliqué, ajoutant ne pas savoir "combien de temps cela prendra".

"La décision de revenir" en Côte d'Ivoire "lui appartient", a annoncé mercredi le gouvernement ivoirien après avoir appelé dans la journée "l'ensemble des populations au calme, au pardon et à la réconciliation".

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