Samedi 29 Février, 2020

La Colombie reste le premier producteur de cocaïne du monde

Une plantation de coca à Pueblo Nuevo, le 10 juillet 2016 en Colombie

Une plantation de coca à Pueblo Nuevo, le 10 juillet 2016 en Colombie

La Colombie reste le principal producteur de cocaïne du monde, avec une hausse record de ses cultures de feuille de coca et de son potentiel de fabrication de cette drogue, dont les Etats-Unis sont le premier consommateur de la planète.

"Je veux exprimer ma profonde préoccupation quant à la quantité d'argent que génèrent les drogues illégales", a déclaré Bo Mathiasen, représentant en Colombie de cette agence de l'ONU, dont il a commenté le rapport annuel publié mercredi à Bogota.

Selon M. Mathiasen, il y a non seulement davantage de cultures, mais elles sont aussi plus productives du fait notamment de variétés plus résistantes aux maladies, demandant moins de soins agricoles et d'une diminution des actions des autorités.

- Zones frontalières en première ligne -

Et elle a exprimé sa "profonde préoccupation quant au capital issu de l'économie des drogues", qui affecte les efforts de la Colombie pour construire la paix après plus d'un demi-siècle de guerre, renforce les groupes armés illégaux et menace la stabilité de l'Etat.

Le département le plus concerné reste le Nariño (sud-ouest), sur la côte Pacifique, avec une superficie de coca aussi grande que pour tout le Pérou, deuxième pays du monde en termes de plantations illicites.

Au total 64% des hausses de plantations illicites ont été enregistrées dans les départements d'Antioquia (nord-ouest), Cauca (ouest), Putumayo (sud) et Norte de Santander (nord-est).

La Colombie reste ainsi le premier cultivateur de coca et producteur de cocaïne devant le Pérou (43.900 ha) et la Bolivie (24.500).

Elle a assuré que le gouvernement allait lutter contre le trafic de drogue via une "politique intégrale", qui sera communiquée dans les prochaines semaines et ira de la prévention à l'éradication forcée des narco-plantations.

Le président colombien Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août, s'est engagé à supprimer, au cours de ses quatre années de mandat, au moins 140.000 ha de narco-plantations, dont l'augmentation préoccupe Washington.

Le précédent gouvernement a attribué la hausse des narco-cultures de ces dernières années aux compensations versées à ces agriculteurs ou "cocaleros", comme prévu dans le pacte signé avec l'ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Le président Duque envisage de reprendre les aspersions aériennes de glyphosate, suspendues depuis 2015 en raison des dégâts potentiels de ce désherbant sur la santé humaine et l'environnement.

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