Mardi 12 Novembre, 2019

La Belgique accepte d'accueillir l'ex- président ivoirien Gbagbo, libéré par la CPI

La Belgique accepte d'accueillir l'ex- président ivoirien Gbagbo, libéré par la CPI

La Belgique accepte d'accueillir l'ex- président ivoirien Gbagbo, libéré par la CPI

La Belgique a annoncé samedi avoir accepté d'accueillir l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales en Côte d'Ivoire et libéré vendredi sous conditions.

Le ministre a précisé que les conditions du séjour en Belgique de M. Gbagbo seront discutées avec la CPI, notamment en ce qui concerne "la limitation" de ses déplacements.

"Cela s'inscrit dans le cadre de notre soutien aux juridictions pénales internationales", avait expliqué dans la matinée un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Karl Lagatie.

- "Machine diplomatique" -

Dans la soirée de vendredi, la CPI avait indiqué que MM. Gbagbo et Charles Blé Goudé, l'ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes dont la CPI a également décidé la libération, avaient quitté leur centre de détention à La Haye pour un lieu "transitoire" en attendant que leur destination finale soit déterminée.

"Charles Blé Goudé se trouve à La Haye dans l'attente d'un pays d'accueil", a dit à l'AFP samedi Me Kouadio N'Dry Claver joint depuis Abidjan.

Vendredi matin, l'accusation avait déclaré être prête à accepter la mise en liberté de l'ancien président et de M. Blé Goudé à condition qu'il leur soit interdit de rentrer en Côte d'Ivoire.

Depuis ce retentissant acquittement, le maintien en détention des deux hommes était au coeur des débats devant la CPI, la défense ayant demandé une mise en liberté immédiate et inconditionnelle.

L'accusation craignait que MM. Gbagbo et Blé Goudé ne se présentent pas devant la Cour en cas d'appel, et souhaitaient que les deux hommes remettent leurs passeports et soient remis à la garde d'un pays proche des Pays-Bas.

"Ce n’est qu’après un examen et une analyse approfondis de ces motifs que mon bureau va décider ou non d’interjeter appel", a déclaré vendredi la procureure de la CPI Fatou Bensouda.

Il avait été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par l'ONU et la France. Il est le premier ancien chef d'État à avoir été remis directement à la CPI.

A la majorité, les juges de première instance ont estimé que les preuves présentées par l'accusation étaient "exceptionnellement faibles". Un seul juge a exprimé une opinion dissidente.

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