Samedi 23 Juin, 2018

Kit du journaliste haïtien en temps de manifestation

Photo: Estailove St-Val/ Loop Haiti

Photo: Estailove St-Val/ Loop Haiti

L’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre d’une manifestation en Haiti. Qu’elle soit annoncée « pacifique, démocratique » ou pour une cause autre que politique, il y aura toujours un type ou un groupe d’individus, aux intentions contraires, pour lancer des attaques violentes. Cette incapacité à suivre ou à faire respecter les lignes annoncées au préalable pour les manifestations sur la voie publique, finit toujours par ternir l’image des mouvements. Toujours y'aura-t-il un type ou un groupe par qui le déluge arrive. Des intrus et parfois même des « Pitit Kay » finissent par une barrière ou par une autre, à ...  et ainsi forcer les forces de l’ordre à intervenir avec la rigueur qu’on leur connait, surtout en période de protestation populaire.

Dans ces circonstances, tout-le-monde est exposé. Mais le journaliste, sorti pour un but plus exigeant, l’est encore davantage par le fait qu'en cas de tentions, contrairement au manifestant, le journaliste ne courra pas de toutes ces jambes pour sauver sa peau (ce n'est pas ce pour quoi on le paie), mais cherche toujours un moyen pour capter la bonne image, prendre le bon son, trouver la meilleure position pour avoir une meilleure vue de la situation, en vue d'une meilleure description pour son reportage.

Cependant, même si les risques du métier son présents constamment, il y a moyens de les diminuer ou les éloigner d’un cran. Pour éviter de finir à l’hôpital ou ailleurs, tout journaliste qui se respecte saura se faire accompagner d’un minimum de d'équipements susceptibles de lui fournir une certaine protection. D’où cet article et le kit du journaliste (non exhaustif) que nous y présentons.

1 – Badge/ Carte de presse

Incontournable! Le premier agent protecteur d’un journaliste est son Badge, qui permet à tous de non seulement l’identifier comme un professionnel de la Presse et lui laisser faire son travail, mais aussi d’identifier son média juste au cas ou il serait necessaire d'entrer en contact avec des collaborateurs.

2 – Masque à gaz

Les forces de l’ordre font parfois usage de gaz lacrymogène en cas d’émeutes, pour disperser les foules, surtout quand il y a risque de casse. Comme ceux du manifestant, les yeux et narines du journaliste ne sont pas à l’abri du gaz. Ainsi, l’usage d’un masque à gaz est important pour éviter son porteur d’être atteint et lui permettre, répétons-le, de continuer son travail.

3 – Casque protecteur/ de sécurité

Meilleur remède contre les jets de pierres, de bouteilles, de projectiles (vrai ou en caoutchouc) et d’autres matériels capables de provoquer blessures à la tête. Il est très habituel que les manifestations se terminent en partie de lance pierre. Le port d'un casque protecteur (de qualité) s'avère donc nécessaire pour un journaliste.

4 – Gilet pare-balles

La tête n’est certainement pas la seule partie du corps nécessitant protection dans ces genres de situation. C'est pour quoi, le gilet pare-balles, lui, est destiné à protéger le thorax, l’abdomen et le dos de l'individu contre les projectiles ou autres choc. Les sons de tirs ne viennent pas toujours des armes des forces de l’ordre, donc les balles peuvent parfois être tirées à hauteur d’homme. Ce n’est donc pas de trop d’avoir un gilet pare-balle quand on couvre une manifestation.

5 – Téléphone portable

Bien chargé, muni d’unités et de connexion à internet, le téléphone portable peut-être le dernier recours d’un journaliste en difficulté. Il lui permet d’entrer en contact avec ses employeurs, des proches, les centres ambulanciers et autres services nécessaires en cas d’urgence.

Ensuite, en plus de pouvoir servir pour les prises de contact, en cas de pertes des matériels comme la camera ou le magnétophone, le téléphone intelligent peut contribuer à sauver la mise pour qui en fait un bon compagnon de travail.

Et pour finir, ce proverbe haitien: "Se mèt kò ki veye kò".