Lundi 18 Juin, 2018

Jovenel Moïse pourrait « apporter des améliorations » dans le budget

Le président de la République Jovenel Moïse.

Le président de la République Jovenel Moïse.

Le budget 2017-2018 entrera en application à compter du 1er octobre 2017.  Le texte de loi, voté par le parlement, décortiqué par des économistes, a soulevé la colère de la population qui y dénonce la hausse des taxes et impôts.

Malgré les manifestations de rue, la grève des transports en commun, les appels à la désobéissance civile,  les prises de position publique…, le président de la République n’a pas bronché et a publié le texte le mardi 19 novembre dernier dans le journal officiel « Le Moniteur ». C’est là que tout est accompli.

Pourtant, Jovenel Moïse semble ne pas fermer la porte aux discussions et ne pas écarter la possibilité de modifier la loi de finances 2017-2018. Cela est sous-entendu dans son point de presse à l’Aéroport International Toussaint Louverture à son retour de New-York, le vendredi 21 septembre dernier. « Si une loi est votée par les parlementaires j’ai le devoir de la publier. Si la société a un problème avec cette loi, l’exécutif peut travailler avec le Parlement pour apporter des améliorations », a déclaré le chef de l’Etat, faisant référence implicitement au budget.

Avant lui, c’est le président du sénat Youri Latortue qui a abordé la question en des termes plus clairs en évoquant l’option d’un budget rectificatif. Car, le sénateur de l’Artibonite reconnait que dans la loi de finances 2017-2018 demeurent « des points d’ombres qui méritent des éclaircissements ». « Et après les éclaircissements, propose-t-il, s’il y a encore des points discordants, il peut toujours y avoir un budget rectificatif ».

Autre revirement important sur ce sujet : le député Alfredo Antoine qui a voté pour le projet de loi d’alors concède maintenant que le président Moïse doit procéder à un « réaménagement » du budget de la République. Porte-parole de la majorité présidentielle à la chambre basse, l’élu de Kenscoff encourage le chef de l’Etat à prendre la voie du dialogue avec les secteurs clés pour résoudre la crise actuelle.