Lundi 21 Octobre, 2019

« Jovenel Moïse n’a pas la moralité pour lancer le dialogue »

Le président haïtien, Jovenel Moiïse/ AFP

Le président haïtien, Jovenel Moiïse/ AFP

« Jovenel Moïse n’a pas moralité pour lancer le dialogue », dixit le secteur syndical haïtien

Au lieu d’inviter les acteurs de la société civile et de la politique à une rencontre pour discuter de la conjoncture actuelle du  pays, Jovenel Moïse doit remettre sa démission et  se mettre à la disposition de la justice afin d’être jugé pour des faits de favoritisme, de malversation et de corruption qui lui sont reprochés, juge Sonson Dumé, le coordonnateur de la Brigade syndicale anti-corruption (BSAC) en réaction à l’invitation du chef de l’Etat aux différents secteurs de la vie nationale.

Sonson Dumé réitère la détermination de la BSAC à forcer Jovenel Moïse qualifié de corrompu et d’incapable à prendre la porte. D’ailleurs, pour lui, le président fait déjà partie du passé. Est-ce pourquoi, il martèle haut et fort que ce dernier n’a ni la moralité ni la légitimité pour inviter qui que ce soit autour de la table des échanges sur la conjoncture actuelle des secteurs du pays.

Par ailleurs, le responsable de BSAC appelle les Petrochallengers, l’opposition et tous les autres secteurs de la vie nationale à l’unité afin de définir une synergie pour faire tomber Jovenel Moïse de la présidence du pays.  

Hermanès Similien, secrétaire général du monde syndical haïtien qui dit vouloir s’accrocher au vœu de la Constitution propose qu’un juge intègre de la Cour de cassation pourvoie au remplacement de Jovenel Moïse. Il appelle à l’intensification de la mobilisation pour exiger la démission du président.

Même son de cloche du coté de la coordination syndicale haïtienne et le secteur du transport terrestre haïtien. Jean Philippe Marcelin, secrétaire des conflits prenant la parole au nom de ces deux structures dénonce une stratégie utilisée par le président de la République afin de soudoyer certains syndicalistes pour qu’ils répondent à son invitation. Il appelle ses paires à la vigilance en vue d’éviter de faire le jeu de l'homme du PHTK.  

Depuis plus d’une semaine, des citoyens de plusieurs villes y compris la capitale du pays gagnent le bitume afin d’exiger la démission de Jovenel Moise épinglé dans le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux (CSCCA) sur l’utilisation des fonds PetroCaribe. Pressé de démissionner, Jovenel MoÏse, pour se tirer d’affaire, invite représentants des secteurs syndical, religieux, universitaire, privé, paysan, de la société civile et des droits humains au dialogue. Une initiative qui semble vouer à l’échec en raison du refus d’un nombre important des acteurs concernés.  

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