Mercredi 3 Juin, 2020

Jovenel Moise et 5 artistes haïtiens déclarent la guerre aux fatras

Artistes haïtiens à l'investiture de Jovenel Moise au Palais national, 7 février 2017. Photo : Vladjimir Legagneur

Artistes haïtiens à l'investiture de Jovenel Moise au Palais national, 7 février 2017. Photo : Vladjimir Legagneur

Jovenel Moise décide de s’attaquer frontalement aux matières solides. Dans cette aventure, il s’est flanqué de cinq autres personnalités reconnues et appréciées, chacun à leur manière, du paysage culturel haïtien.

Dans un court message vidéo d’une minute et 45 secondes diffusé sur la page Facebook du président de la République, les 5 artistes prennent la parole à tour de rôle pour sensibiliser et conseiller pour un environnement en proie à des rues dégageant des odeurs nauséabondes.

[Nous vous proposons ci-dessous la retranscription intégrale de la vidéo] 

Joseph Zenny Junior alias Ti Joe Zenny

Je suis Ti Joe Zenny. Aujourd’hui, ce n’est pas l’artiste qui vient vers vous, de préférence le citoyen concerné. Je viens vous parler d’un grand problème qui s’appelle fatras. Le fatras a des impacts considérables sur notre vie sociale au quotidien, donc sur notre santé, ce que nous mangeons, notre respiration, de plus, à notre insu.

Ricky Juste

Partout, fatras est synonyme de microbe ; et les microbes peuvent entrainer n’importe quelle maladie incurable. A vous qui prenez l’habitude de faire bruler les fatras ménagers : lorsque la fumée des déchets imprègne les airs, vous ignorez complètement s’il y a des bébés, des malades ou d’autres personnes jouissant d’une santé peu robuste qui seront menacés par cette fumée nocive.

Soyons solidaires contre la pratique de « faire bruler les fatras ménagers » !

Offrons une autre chance au pays !

Moi, en tant que citoyen, je vais arrêter de jeter les fatras à chaque coin de rues et de les faire bruler n’importe où.

Kako Bourjolly

Moi, je m’adresse aux jeunes parce qu’ils sont les premiers responsables du pays. Ne vous laissez pas influencer par les gens négatifs qui ne respectent pas le pays. Jeunes garçons, jeunes filles, les gardiens des quartiers, évitons d’entendre que nos quartiers son insalubres !

Hervé Anthénor dit Shabba

Ti Jean, Rosanette, je m’adresse à vous aujourd’hui. Comment ressentez-vous au moment des intempéries ou vous en profitez pour vous débarrasser de vos colis de détritus ? Cela sera transformé en un amas d’eaux usées et d’immondices de toutes sortes près de la maison du voisin jusqu’à obstruer les égouts. Vous ne protégez pas votre environnement !

On doit cesser de côtoyer les fatras !

Déverser vos colis de détritus dans les rues c’est un crime. Arrêtons ! Gardons propre la rue parce qu’elle est à notre image.

Daniel Fils-Aimé aka Tonton Bicha

Les instances étatiques responsables de ramasser les débris, soyez à l’heure ! Ne vous attendez pas à une immense pile d’immondices pour réagir ! Lorsqu’un touriste arrive, c’est la première image que nous renvoyons. Cessons de vendre cette image du pays !

Vous, citoyens, soyez responsables parce que si votre salon gardera son état de propreté, il en sera de même pour le quartier, pour la ville, voire le pays tout entier. Faisons mieux la gestion des détritus !

Les traductions françaises sont de Loop.

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