Lundi 9 Décembre, 2019

Joseph Lambert ne voit "rien d'anormal" avec le coût de sa résidence

Joseph Lambert, président du Sénat

Joseph Lambert, président du Sénat

Le président du Sénat de la République, Joseph Lambert a apporté, ce mercredi 18 juillet, des précisions à suite des confessions faites par son collègue Ricard Pierre relatives au contrat de bail d’une résidence officielle au bénéfice de Joseph Lambert dont le coût est évalué  7 millions 282 mille gourdes équivalant à 13 mille 382 dollars américains par mois. Le numéro 1 du grand corps n’y voit rien d’aberrant comme l’opinion publique veut le faire croire.

Sans sourciller, Joseph Lambert s’explique sur ce dossier à l’antenne de Radio Vision 2000. Il rappelle que c’est  le sénateur du département de l’Artibonite, Carl Murat Cantave, qui avait proposé en mars dernier lors d’une conférence des présidents que le président de l’Assemblée nationale jouisse des privilèges à l’instar du président de la République, le premier ministre et le directeur général de la police nationale d’Haïti. Les seize (16) sénateurs  présents avaient adopté à  cette proposition.

« Le deuxième personnage de l’État se doit de bénéficier de certains privilèges découlant de sa fonction », justifie Joseph Lambert évoquant les mêmes arguments que son collègue Cantave. De plus, la proposition de ce parlementaire vise le renforcement du cortège du président du Sénat.

Par ailleurs, Joseph Lambert révèle que chaque sénateur de la République a droit à des frais s’élevant à deux cent cinquante mille (250 000) gourdes par mois pour la location d’une résidence secondaire. D’ailleurs, «  les parlementaires ne sont pas les seuls à bénéficier de ces privilèges », s’est défendu Joseph Lambert.

Toutefois, il rejette les informations selon lesquelles, il  a utilisé les 7.2 millions de gourdes pour payer sa résidence personnelle située à Delmas 40 B. Se prononçant sur la conjoncture politique actuelle, le président du Sénat, Joseph Lambert, indique n’avoir pas l’intention de proposer de nom au président Jovenel Moïse dans le cadre des consultations sur la désignation du nouveau premier ministre.

En tout cas, c’est ce qu’il soutient! « Mon homologue de la chambre des députés, Garry Bodeau, et moi, nous nous sommes mis d’accord sur ce point avant notre première rencontre lundi dernier avec le chef de l’État», insiste Monsieur Lambert.

Néanmoins, s’agissant du profil du successeur de Jack Guy Lafontant, le président du grand corps pense que celui-ci devrait être un politique expérimenté, capable de s’asseoir avec tous les secteurs et qui peut anticiper d’éventuels événements comme ceux perpétrés récemment à la capitale.

Joseph Lambert cite par exemple l’ex-premier ministre Evans Paul. D’ailleurs, il se dit prêt à contribuer de manière à ce que l’intéressé puisse obtenir décharge de sa gestion, si la cour des comptes venait à transférer son dossier au parlement.  

En ce qui a trait au dossier Petrocaribe, le sénateur Joseph Lambert annonce que le  bureau du sénat devrait écrire sous peu à la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) en vue de s’enquérir de l’état d’avancement de l’audit de la gestion des fonds Petrocaribe. Le parlementaire informe également que le grand corps envisage de dégager des ressources dans le prochain budget afin de permettre au tribunal administratif de disposer de moyens nécessaires pour faire ce travail. 

Le transfert du dossier Petrocaribe à la cour des comptes, rappelons-le, avait été sévèrement critiqué par de nombreux acteurs politiques et de la société civile craignant qu’il ne soit pas mis en terre. Le président du Sénat qui continue de justifier cette décision affirme que rien ni personne ne pourra empêcher que ceux qui ont participé à la dilapidation des fonds Petrocaribe rendent compte devant la nation.

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