Lundi 20 May, 2019

Le ministre de la justice menacé de « sanctions » par 16 députés

Le ministre de la Justice, Jean Roudy Aly./Photo-source: Vant Bef Info

Le ministre de la Justice, Jean Roudy Aly./Photo-source: Vant Bef Info

Le dossier des huit « mercenaires » arrêtés dans la capitale haïtienne par la PNH pour possession d’armes de guerre, continue de faire des remous. Pour protester contre la décision du ministre de la Justice qui a autorisé le départ vers les Etats-Unis de ces étrangers dont l’un avoue avoir été au service des proches du pouvoir de Jovenel Moïse, 16 députés entendent interpeller Jean Roudy Aly.

 

Le ministre de la Justice « s’est substitué au commissaire du gouvernement aux fins de libérer de manière illégale et arbitraire sept ressortissants étrangers surpris en possession d’armes de feu de longue portée, munies de télescopes et circulant à bord de véhicules sans plaque d’immatriculation », lit-on dans la correspondance des députés signataires.

Selon eux, cet acte est « un véritable affront au peuple haïtien ». Ce triste épisode, poursuit la correspondance, a profondément choqué la conscience nationale et mérite d’être sanctionné avec la plus grande rigueur par la Chambre des députés co-dépositaires de la souveraineté nationale ». Les députés demandent au président de la chambre  Gary Bodeau, de fixer la séance d’interpellation à mercredi 27 février, 11h A.M.

Jerry Tardieu, Peter C. Constantin, Sinal Bertrand, Roger Millien, Joseph Manès Louis, Abel Descollines, Jean-Marcel Lumerant, Vikerson Garnier, Printemps Belizaire  Roody Devil, Franck Lauture, Jean-Robert Bossé, Pierre Fequière Julien sont les députés signataires.

Aucune poursuite contre les hommes armés arrêtés dans la capitale

Transférés aux Etats-Unis le 20 février par un vol commercial, les cinq Américains lourdement armés arrêtés en Haïti le 17 février dernier ne feront pas l'objet d'accusations criminelles dans leur pays.

Cette information est communiquée au Miami Herald par des sources fédérales ayant déclaré que les hommes en question arrêtés avec des véhicules sans plaque d'immatriculation et une importante cargaison d'armes automatiques et autres munitions, ne seront pas inculpés au pénal.

Selon les déclarations des étrangers, leur présence en Haïti était liée à une mission d'assurer la sécurité privée d'un homme d'affaires travaillant pour le compte du gouvernement haïtien, alors que le Premier ministre Jean-Henry Céant avait déclaré plus tôt cette semaine qu'ils étaient en mission contre lui et le parlement haïtien.

La semaine dernière, des représentants de la Primature et de la Présidence ont affirmé à la presse que le Président et le Premier ministre n'étaient même pas au courant du transfert des hommes. Tandis que, une source du bureau du procureur américain soutient que « le retour des personnes aux États-Unis a été coordonné avec les autorités haïtiennes ». 

En effet, le ministre Haïtien de la justice, Jean Roody Aly a autorisé ce départ. Dans une lettre, il a avoué avoir « autorisé une procédure de transfert de citoyens américains et de résidents permanents des États-Unis aux États-Unis d'Amérique, soit un total de sept personnes pour répondre aux accusations de transport d'armes illégales depuis les États-Unis ».

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