Mercredi 11 Décembre, 2019

Interdiction de départ : Fednel Monchéry exerce un recours en référé

Fednel Monchéry, directeur général du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales/ Photo: Ministère de la Communication

Fednel Monchéry, directeur général du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales/ Photo: Ministère de la Communication

Le directeur général du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, Fednel Monchéry a exercé une action en référé contre la mesure d’interdiction de quitter le pays prise à son encontre pour son implication présumée dans le massacre perpétré à La Saline, les 13 et 14 novembre 2018.

C’est le directeur exécutif du réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance qui a confirmé l’information lors d’un entretien accordé à un média de la capitale. Le doyen du tribunal de première instance aurait déjà entendu le dossier, indique Pierre Espérance qui n’a toutefois pas précisé si l’ordonnance a été rendue.

Le délégué départemental de l’Ouest, Joseph Pierre Richard Duplan, accusé d’être impliqué également cette tuerie, fait, lui aussi, frappé d’une défense de quitter le pays. 

Pierre Espérance balaie la thèse selon laquelle le juge d’instruction Chavannes Etienne en charge du dossier de La Saline doit obtenir l’autorisation du président de la République pour auditionner le délégué départemental de l’Ouest Joseph Pierre Richard Duplan et Fednel Monchéry, tous deux accusés dans ce massacre. Il soutient que les faits reprochés à ces deux fonctionnaires n’ont rien à avoir avec leurs fonctions. Ils doivent, de ce fait, répondre de leurs actes, exige le responsable du RNDDH. 

« Il n’est écrit nulle part qu’un délégué, un directeur général, dans leurs attributions, se doivent de perpétrer un massacre contre la population », martèle Pierre Espérance « Toutes les balises mises par les gouvernements dictatoriaux ont été défaites par un ensemble d’instruments internationaux ratifiés par Haïti. Nous ne sommes plus sous l’emprise de la dictature » renchérit-il.

Trois (3) rapports ont été réalisés sur le massacre de La Saline. Les enquêteurs des organisations des droits humains, de la direction centrale de la police judiciaire et de la Minujusth ont tous démontré l’implication des autorités haïtiennes dans le massacre de La Saline, rappelle Pierre Espérance qui exige que justice soit rendue en faveur des  victimes.

Réagissant à la convocation d’Arnel Bélizaire au cabinet d’instruction à titre de témoin dans le cadre de ce dossier, le défenseur des droits humains dit espérer que le juge Chavannes Etienne mènera une instruction en bonne et due forme.

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