Mercredi 17 Juillet, 2019

Insécurité: Lapin parle de “guérilla”, et annonce des dispositions

Le Premier ministre désigné, Jean Michel Lapin

Le Premier ministre désigné, Jean Michel Lapin

Une guérilla. C’est le qualificatif utilisé par le Premier ministre nommé, Jean Michel Lapin, pour décrire la recrudescence de l’insécurité dans le pays. Le chef du gouvernement par intérim a informé que les membres du Conseil supérieur de la Police nationale avaient tenu ce mardi 16 avril, une rencontre spéciale autour de l’expansion des gangs armés dans plusieurs régions, particulièrement à Port-au-Prince. Plusieurs dispositions seront adoptées, a-t-il annoncé.

L’écho des tirs retentissait, alors que le Premier ministre nommé faisait le dépôt de ses pièces au bureau de la Chambre basse. Les employés de l’institution étaient inquiets. Certains se sont abrités, d’autres ont quitté le bâtiment en catastrophe. Des groupes armés continuent de s’affronter et la police, de plus en plus, affiche son impuissance. L’insécurité bat son plein dans le pays. 

A sa sortie de la Chambre des députés, Jean Michel Lapin a affirmé ce mardi être conscient de la situation. “Nous faisons partie de la population. Tous les bâtiments de la zone sont touchés par l’assaut des bandits. Donc, on est au courant”, a déclaré le chef du gouvernement par intérim.

Face à cette situation, le gouvernement ne compte pas rester les bras croisés. Le Premier ministre nommé tente de rassurer et informe qu’une réunion spéciale du Conseil supérieur de la Police nationale s’était tenue ce mardi 16 avril. Une rencontre qui a permis à Jean Michel Lapin de comprendre certaines choses. “De 1986 à nos jours, le pays est passé de banditisme à banditisme armé. Donc, on comprend que l’Etat fait face à une guérilla”, affirme le chef du CSPN.

“Pour attaquer cette guérilla, des dispositions seront adoptées”, a annoncé le PM par intérim. Quelles seront ces mesures ? A quand la fin du règne des gangs armés ? Sur ce point, Jean Michel Lapin s’est gardé de dévoiler les stratégies et n’a voulu avancer aucun délai.

Le prétendant à la Primature annonçait des mesures, alors que les tirs d’armes automatiques retentissaient dans la zone. Le concert des cartouches s’est poursuivi même au moment de la sortie du cortège de Jean Michel Lapin.


Luckson Saint-Vil

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :